Accueil ACTUALITÉ DÉCISIONS DE KAIS SAIED : L’UGTT exige des garanties constitutionnelles

DÉCISIONS DE KAIS SAIED : L’UGTT exige des garanties constitutionnelles

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L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a appelé, hier, dans un communiqué, « à des garanties constitutionnelles » accompagnant les décisions du président Kaïs Saïed, affirmant son « refus de recourir à la violence, quelle que soit la partie, sa position ou son motif » est-il précisé. Soulignant la nécessité de suivi et de contrôle des objectifs des mesures exceptionnelles, l’UGTT demande « de déterminer la durée d’application des mesures exceptionnelles et d’accélérer leur arrivée à terme » afin qu’elles ne se transforment pas, est-il précisé, « en mesure permanente ».
Le principale syndicat tunisien qui occupe une place importante sur la scène tunisienne, de par sa crédibilité et les rôles pertinents qu’il a joués, durant les pires et difficiles étapes vécues par le pays, avant et après les changements survenus, en 2011 en Tunisie, notamment en faveur des intérêts des travailleurs et de la Tunisie en général, a appelé, hier «  à la nécessité d’assurer le respect des droits et libertés, y compris les droits économiques et sociaux, sans fragmentation »  avec le recours, poursuit l’UGTT, «  à des mécanismes démocratiques et participatifs dans tout changement politique dans le cadre d’une feuille de route participative claire » qui définit, précise-t-il, « des objectifs, des moyens et un calendrier, pour rassurer les gens et dissiper les peurs » des tunisiens. Selon le texte du communiqué émis par son bureau exécutif, la Fédération a exprimé son « rejet absolu » de toute politique politicienne ou de règlement de comptes, qui risquent de bloquer toutes perspectives de « sortie sereine de l’étape délicate et difficile » que connait le pays. L’UGTT a proposé, rappelons-le, depuis des mois d’organiser “un dialogue national” pour surmonter la paralysie gouvernementale et politique qui remonte à décembre 2020 après l’annonce par le chef du gouvernement, Hichem Mechichi, d’un remaniement ministériel approuvé par le Parlement, mais refusé par le Président de la République en raison des soupçons de corruption et de conflits d’intérêt qui pèsent sur certains ministres. Selon Taboubi, « les institutions de l’État en Tunisie sont défaillantes et éloignées les unes des autres ». Il a, à cet égard, critiqué la publication de correspondances officielles du gouvernement sur les pages des réseaux sociaux ainsi que la ruée et la course pour prendre des photos à l’occasion de l’octroi d’aides symboliques pour faire face à la crise du coronavirus. Ce n’est pas de cette manière qu’on gouverne un pays ». Dans une déclaration à la presse, le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, a souligné que « le temps est terminé, et qu’il ne nous est plus possible d’attendre plus longtemps » assurant que «ce n’est pas une menace, mais une pression positive pour régler la boussole » appelant à « des pressions positives pour revoir certains choix nationaux et réaliser les revendications de la révolution de la liberté et de la dignité. L’explosion du conflit politique et l’intensification de l’écart entre la présidence, le parlement et le gouvernement, qui s’est reflétée dans la rue tunisienne, ont conduit le président Kais Saied à prendre des mesures exceptionnelles, notamment le gel des travaux du Parlement et la dissolution du gouvernement, conformément à l’article 80 de la Constitution tunisienne.
Karima B.

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