Pour préparer le point de situation sur les derniers développements enregistrés dans les territoires sahraouis occupés, qu’il aura présenté à la séance du briefing à huis-clos du Conseil de sécurité de l’ONU, le 14 avril prochain, l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara Occidental, Staffan de Mistura, a effectué, vendredi et samedi, des visites dans les camps de réfugiés sahraouis où il a rencontré, le président sahraoui Brahim Ghali, ainsi que des responsables d’institutions de la RASD et du Front Polisario.
De Mistura qui a effectué une visite en Mauritanie, pays observateur, a rencontré, vendredi, le membre du Secrétariat national du Front Polisario, ministre des Territoires occupés et de la Diaspora, Mustafa Mohamed Ali Sidi El-Bachir, en présence de Sidi Mohamed Omar, représentant du Front Polisario auprès des Nations unies et coordonnateur avec la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), avant de visiter plusieurs institutions de la République sahraouie. Lors de cette rencontre, il a été question des principales préoccupations du peuple sahraoui, notamment son droit à l’autodétermination, qui constitue le principal défi pour les Nations unies aujourd’hui, ainsi que de la situation des détenus sahraouis dans les geôles de l’occupant marocain et la campagne internationale pour leur libération, a indiqué l’agence de presse sahraouie (SPS).
Hier, de Mistura a eu des entretiens politiques avec des membres de la Direction nationale du Front Polisario, visité certaines institutions, et rencontré des femmes sahraouies », selon M. Sidi Mohamed Omar, cité par la SPS. L’Envoyé personnel du Secrétaire général a achevé sa visite dans la soirée de samedi par des entretiens officiels avec le président de la République sahraouie, Secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali », a ajouté la même source.
Cette visite intervient dans le cadre des efforts visant la relance du plan de règlement commun ONU-UA, accepté par les deux parties au conflit (Front Polisario et Maroc) et adopté par le Conseil de sécurité international, pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination, qui permettra de parachever le processus de décolonisation du Sahara occidental. Elle intervient également avant la séance du briefing à huis-clos où de Mistura aura à présenter, devant le Conseil de sécurité international, un point sur les derniers développements enregistrés dans le Sahara occidental occupé. Parmi les intervenants attendus lors de cette séance prévue le 14 avril, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU, Chef de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), Alexander Ivanko. Il faut rappeler que depuis l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU, de la résolution 2756, prorogeant le mandat de la Minurso pour une année, le Maroc s’est distingué par un travail de sape visant à saborder tous les efforts de la communauté internationale pour le règlement de ce conflit. Outre sa volte-face lui qui avait adopté dans un premier temps le plan de règlement ONU -UA et tenu même des rounds de discussions directs avec le Front Polisario pour discuter des modalités pratiques du référendum d’autodétermination, il tente aujourd’hui de gagner des soutiens à un plan de large autonomie des territoires sahraouis dans le cadre de la souveraineté marocaine qu’il présente comme le seul plan juste permettant de mettre fin au conflit. Ses manœuvres qui sont contraires à la légalité et au droit international s’inspirent largement des pratiques coloniales de l’entité sioniste qui est lancée dans une véritable folie expansionniste.
Il faut rappeler par ailleurs que depuis la rupture du cessez-le-feu par le Front Polisario, les troupes marocaines qui se terrent depuis 1987, derrière le mur de séparation (territoires occupés – territoires libérés), subissent de lourdes pertes que n’arrivent plus à dissimuler le commandement des FAR ou encore la presse du Makhzen. Il y a quelques jours un accord historique a été conclu entre le Front Polisario et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), un accord qui semble avoir fait beaucoup de mal au Maroc puisqu’il s’inscrit dans le sillage des soutiens à la lettre du peuple sahraoui.
Slimane B.