L’adhésion de l’Algérie aux BRICS nécessitera d’attirer le plus grand nombre d’investisseurs des pays membres du groupe, l’Inde étant outre un potentiel partenaire de l’Algérie.
Les deux pays sont liés par des relations ayant des profondeurs notamment historiques. L’Algérie et l’Inde comptent bien booster davantage leurs relations et les consolider, notamment sur fond de la dynamique d’élargissement du groupe des Brics, à d’autres pays, dont l’Algérie.
Ainsi, après la Russie et la Chine, place à l’Inde ! Un pays qui n’a pas manqué d’afficher son souhait de voir l’Algérie, rejoindre les Brics, aux regards de ses potentialités, son rôle incontournable, sur le bassin méditerranéen, la région nord-africaine, sur le continent ainsi que sur la scène internationale.
Et c’est par l’entremise de son ambassadeur à Alger, Gaurav Ahwalia, que l’Inde a fait un pas conséquent dans la consolidation des relations bilatérales entre les deux pays. Reçu mercredi par le ministre des Finances, Laaziz Faid, le diplomate indien a exprimé la volonté de l’Inde « d’insuffler un nouveau dynamisme à la coopération avec l’Algérie et ce, à travers un nouveau partenariat gagnant-gagnant, valorisant les différents domaines de coopération économique et
financière ».
Pour sa part, le ministre algérien a exprimé le souhait de voir un engagement « plus significatif » des entreprises indiennes en Algérie, particulièrement à la faveur du cadre juridique qui sera mis en place, afin d’améliorer le climat des affaires et renforcer l’attractivité du pays aux investissements directs étrangers ». Autre souhait exprimé par Laâziz Faïd, de « mettre à profit cette rencontre, en prévision de la demande exprimée par l’Algérie pour son adhésion à la nouvelle banque de développement (NDB) des BRICS ».
« L’Algérie compte sur l’appui de l’Inde », a ainsi signifié le ministre algérien à son interlocuteur, notamment après la diffusion de certaines informations faisant état de la résistance de l’Inde à l’élargissement du groupe des Brics, une rumeur que le porte-parole du ministère indien des Affaires étrangères, Arindam Bagchi, a totalement réfuté. « Nous aborderons cela avec un esprit ouvert et une perspective positive. Nous avons vu des spéculations sans fondement selon lesquelles l’Inde aurait des réserves à l’égard de l’expansion. Ce n’est tout simplement pas
vrai », a-t-il affirmé. Durant cette rencontre, il a été convenu de « renforcer l’arsenal juridique régissant la coopération bilatérale à travers notamment, permettant d’établir un accord sur la non double imposition, une convention de coopération douanière, et ultérieurement un accord sur la promotion et la protection réciproques des investissements ». En outre, les deux parties se sont accordées à « amorcer un processus de rencontres entre les opérateurs économiques des deux pays », afin d’«hisser la coopération entre les deux pays vers un partenariat renforcé mutuellement bénéfique ».
Hamid Si Ahmed