Une grève générale a été observée mercredi dans les gouvernorats de Cisjordanie occupée, en Palestine, pour protester contre l’adoption par l’entité sioniste d’une loi instaurant la peine de mort pour les prisonniers palestiniens. Selon l’agence de presse Wafa, l’appel à la grève a été lancé par plusieurs mouvements et autres forces nationales en Palestine. Dans un communiqué relayé par des médias, le mouvement palestinien Fatah, l’un des initiateurs de la grève, a indiqué que « l’appel à la grève générale a pour objectif de fédérer les Palestiniens et de solliciter l’aide arabe et internationale pour obtenir l’abrogation de cette loi et demander des comptes à l’occupation pour ses crimes continus contre le peuple palestinien ».
Le Haut-commissaire de l’ONU dénonce un crime de guerre
L’application de la nouvelle loi sioniste instaurant « la peine de mort », taillée sur mesure pour ne s’appliquer qu’à des Palestiniens, constituerait un « crime de guerre », a affirmé le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme Volker Türk. L’application de ce texte « discriminatoire constituerait une violation supplémentaire et particulièrement grave du droit international.
Son application aux habitants du territoire palestinien occupé constituerait un crime de guerre », a-t-il indiqué dans un communiqué. Cette loi adoptée lundi dernier « est manifestement incompatible avec les obligations de (l’entité sioniste) en droit international, notamment en ce qui concerne le droit à la vie.
Elle soulève de graves préoccupations quant au respect des droits de la défense, est profondément discriminatoire et doit être abrogée sans délai », a insisté le chef des droits de l’Homme de l’ONU.
Ce texte «institutionnaliserait une justice discriminatoire et partiale», a averti Türk.
« Ces mesures législatives ne feront qu’aggraver la violation par (l’entité sioniste) de l’interdiction de la ségrégation raciale et de l’apartheid, en ciblant de manière discriminatoire les Palestiniens, souvent condamnés à l’issue de procès inéquitables », ajoute le communiqué du Haut-Commissariat.
Ania N.















































