Accueil ACTUALITÉ CISJORDANIE OCCUPÉE : Une vague de déplacements sans précédent depuis 1967

CISJORDANIE OCCUPÉE : Une vague de déplacements sans précédent depuis 1967

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Le nord de la Cisjordanie occupée traverse la plus grave crise humanitaire depuis la guerre de 1967, a alerté vendredi l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), soulignant l’aggravation dramatique des déplacements de populations, causés par les agressions continues de l’armée de l’occupant sioniste.
Depuis le 21 janvier, une offensive brutale est en cours dans les camps de réfugiés de Jénine, Tulkarem, Naplouse et Tubas. Selon l’UNRWA, plus de 40 000 Palestiniens ont été déplacés de force, tandis que des dizaines de civils, pour la plupart femmes et enfants, ont été tués ou blessés. Des centaines d’habitations et d’infrastructures vitales ont été rasées, dans ce qui ressemble à une campagne systématique de démolition et de nettoyage ethnique. L’agence onusienne, citée par l’agence Wafa, a précisé qu’elle poursuivait ses efforts pour fournir une aide humanitaire d’urgence, incluant cliniques mobiles, soutien psychologique et services éducatifs en ligne, malgré les conditions de plus en plus hostiles.

69 jours d’agression israélienne à Tulkarem et à Noor Shams
La violence israélienne se poursuit sans relâche dans la ville de Tulkarem et son camp de réfugiés, ainsi que dans le camp de réfugiés de Noor Shams, marquant, hier, le 69ème jour consécutif de l’offensive dans Tulkarem et le 56ème jour de l’agression contre Noor Shams. Depuis le début de ces attaques, la ville et ses habitants vivent sous un état de siège brutal. Les forces israéliennes ont intensifié leur présence militaire dans ces zones, multipliant les incursions dans les maisons et recourant aux bombes assourdissantes pour semer la terreur. Des témoins rapportent qu’elles se trouvent constamment aux entrées des maisons dans les camps de réfugiés, renforçant la pression sur la population locale. Le camp de réfugiés de Noor Shams a été particulièrement touché, où des bombardements ont secoué la zone, accompagnés d’incursions au sol par des soldats israéliens. Dans le quartier de l’abattoir, des bruits de destruction ont été entendus à l’intérieur des maisons, et une grue militaire de type « D10 » a été observée se dirigeant vers la Montagne de Nasr, suscitant de vives inquiétudes quant à de possibles opérations de démolition des habitations. Les forces israéliennes se sont également déployées autour du cimetière de Noor Shams, ajoutant à la confusion et à la peur. Parallèlement, la nuit dernière, une nouvelle offensive a eu lieu sur le camp de Tulkarem, marquée par l’utilisation de bombes assourdissantes dans la zone de l’aéroport. Ce raid fait partie d’une escalade continue qui a complètement vidé le camp de sa population, après la destruction totale de son infrastructure. Des dizaines de maisons ont été incendiées, démolies, ou simplement abandonnées sous la pression des forces d’occupation. Dans la ville de Tulkarem, les attaques se poursuivent également avec des barrages militaires aériens sur la rue Naplouse, et la prise de maisons et bâtiments résidentiels dans le quartier nord. Plusieurs de ces bâtiments ont été transformés en casernes militaires, au grand désespoir des familles qui ont été contraintes de fuir leurs domiciles.

Des vies brisées : 13 morts et plus de 4000 familles déplacées
L’offensive israélienne a entraîné la mort de 13 civils, dont un enfant et deux femmes, dont l’une était enceinte de huit mois. En outre, des dizaines de Palestiniens ont été blessés et des dizaines d’autres ont été arrêtés. L’escalade a aussi forcé plus de 4000 familles à fuir les camps de Tulkarem et Noor Shams, tandis que d’autres familles, du quartier nord de la ville, ont été déplacées après la saisie de leurs maisons par les forces israéliennes. Les actions israéliennes dans ces régions ont été largement critiquées par la communauté internationale, qui dénonce des violations flagrantes du droit international humanitaire, notamment en ce qui concerne la protection des civils et des enfants. Dans le même temps, la violence contre les enfants palestiniens continue de s’intensifier. Ayed Abu Qatish, directeur du programme de responsabilisation du Mouvement mondial pour la défense des enfants, a publié un communiqué en cette Journée de l’enfant palestinien, soulignant les violations inacceptables que subissent les enfants sous occupation israélienne. Depuis le début de l’agression israélienne le 7 octobre 2023, près de 200 enfants ont été tués en Cisjordanie et des centaines d’autres ont été blessés, emprisonnés ou torturés.Abu Qatish a mis en lumière la réalité tragique des enfants à Ghaza, où les lois internationales censées protéger les droits des enfants, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant, ont été ignorées. « Les droits des enfants de Ghaza ont été anéantis, leur droit à la vie, à l’éducation, à la santé…», a-t-il déclaré. Selon lui, les conventions internationales sont devenues des « mots vides », tandis que les crimes israéliens contre les enfants palestiniens se poursuivent sans que des mesures concrètes ne soient prises pour mettre fin à ces atrocités.
M. Seghilani

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