Un jeune Palestinien a été martyrisé et un autre blessé, hier matin, par des tirs de l’armée sioniste près de l’entrée de la ville de Turmusaya, au nord de Ramallah, en Cisjordanie occupée. Selon des sources locales, les victimes sont Sulaïm Sami Faqha, originaire de Sinjil, tué sur place, et Fathi Ali Sahouri, blessé lors de l’attaque. Depuis le début de l’année, le nombre de Palestiniens tués en Cisjordanie et à Jérusalem occupée s’élève désormais à 29. L’entrée nord de Turmusaya connaît régulièrement des escalades de violence liées à la présence militaire et aux tirs sur les habitants et véhicules passant dans la zone. L’ONU a appelé, mardi, Israël à mettre fin immédiatement à l’expansion des colonies en Cisjordanie occupée, pointant une aggravation du risque de « nettoyage ethnique » après le déplacement de plus de 36 000 Palestiniens en un an. Un rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme, couvrant les 12 mois jusqu’au 31 octobre 2025, souligne que l’accélération de la colonisation illégale et l’annexion de larges portions de la Cisjordanie entraînent des déplacements « à une échelle sans précédent ». Le rapport indique qu’Israël a approuvé ou commencé la construction de 36 973 unités dans les colonies d’El-Qods-Est et environ 27 200 unités dans le reste de la Cisjordanie. Pendant cette période, 84 nouveaux avant-postes ont été créés, portant leur nombre total à plus de 300. Plus de 500 000 Israéliens vivent désormais dans ces colonies et avant-postes considérés comme illégaux au regard du droit international, aux côtés d’environ trois millions de Palestiniens.
VIOLENCE ET « CRIMES DE GUERRE »
Depuis le 7 octobre 2023, la violence a fortement augmenté en Cisjordanie occupée. Les attaques menées par des colons israéliens se sont intensifiées depuis le début de la guerre en Iran, causant la mort de six Palestiniens depuis mars 2026. Selon le ministère palestinien de la Santé, au moins 1 045 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes ou des colons depuis le début du conflit à Ghaza, dont des dizaines de civils. Le rapport de l’ONU a documenté 1 732 incidents de violence de colons ayant entraîné des blessures ou des dommages matériels, contre 1 400 incidents l’année précédente, et souligne la coordination et l’impunité de ces actions. Volker Türk, Haut-Commissaire aux droits de l’Homme, a appelé à « l’évacuation de tous les colons et à la fin de l’occupation des terres palestiniennes », ainsi qu’à permettre le retour des Palestiniens déplacés et à mettre fin aux confiscations, expulsions forcées et destructions de maisons. Il a averti que l’expansion des colonies augmente le risque de déplacements pour des milliers de Palestiniens, notamment dans les communautés bédouines au nord-est d’El-Qods-Est. Il a souligné que le transfert illégal de populations protégées constitue un crime de guerre selon la Quatrième Convention de Genève et pourrait, dans certaines conditions, relever d’un crime contre l’humanité.
M. S.










































