
Les Etats-Unis ont manqué une occasion historique pour soigner leur image vis-à-vis de la guerre israélienne contre le peuple palestinien. Mais, hélas, le pays de Biden en a décidé autrement. Ce mardi au Conseil de sécurité de l’ONU, il s’est rangé du côté du bourreau qui continue sa boucherie à Ghaza, en Cisjordanie et à Rafah. Le véto américain est un feu vert pour la poursuite du génocide. Son allié sioniste s’est, d’ailleurs, frotté les mains entachées du sang palestinien. Pas loin qu’hier, les forces de Tsahal ont redoublé de férocité dans la bande de Ghaza, et à Deir Al-Balah et Khan Younès, deux villes ciblées par les frappes israéliennes. Par leur attitude « seul contre tous », les États-Unis se sont fait des ennemis au Conseil de sécurité. Parmi même des alliés permanents comme la France qui a voté haut la main pour le projet de résolution algérien, alors que le Royaume-Uni a faussé les calculs américains par son abstention. Pour le cas de la France, son représentant permanent à l’ONU, Nicolas de Rivière, a dans un tweet déploré, le blocage de la résolution sur un cessez-le-feu. « La France regrette » que la résolution appelant à un cessez-le-feu à Ghaza n’ait pu être adoptée, compte tenu de la situation désastreuse sur le terrain. Tous les otages doivent être libérés maintenant et un cessez-le-feu doit être mis en œuvre immédiatement. La France restera engagée en ce sens au Conseil de sécurité de l’ONU », pouvait-on y lire. Le Japon également, en tant que membre non permanent a voté pour la résolution aux côtés d’un total de 13 voix. Son représentant à l’ONU, Yamazaki Kazuyuki, l’a exprimé sur twitter : « Au Conseil de sécurité des Nations unies, le Japon a voté en faveur de la résolution algérienne sur la situation à Ghaza. Le Japon estime qu’un cessez-le-feu humanitaire doit être mis en œuvre immédiatement, de façon à garantir un climat propice à l’assistance humanitaire et à conduire à la libération des otages restants. » Pour sa part, le Qatar, au nom du Groupe arabe, s’est indigné contre le veto américain. « L’État du Qatar exprime son profond regret de constater l’entrave au projet de résolution présenté par la République algérienne démocratique et populaire, au Conseil de sécurité, au nom du Groupe arabe, appelant à un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Ghaza. » Parmi les membres non-permanents, il y a eu aussi la Suisse qui, non seulement elle a voté pour le projet de résolution, mais aussi, elle a déploré le blocage des Etats-unis. Sa représentante permanente à l’ONU, Mme Pascale Baeriswyl écrit sur twitter : « La Suisse regrette la non-adoption d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU appelant à un cessez-le-feu humanitaire immédiat et à la libération des otages. Il est urgent de protéger les civils à Ghaza et de garantir un accès humanitaire sans entraves. Le respect du DIH (Droit humanitaire internationale, ndlr) est une priorité. » Pour leur part, la Chine et la Russie, dont la position sur la question palestinienne ne souffre d’aucune ambiguïté ont dénoncé le véto américain sur une résolution qui obligerait l’entité sioniste à cesser sa barbarie en Palestine. S’exprimant après le vote au Conseil de sécurité, le représentant permanent de la Chine à l’ONU, l’ambassadeur Zhang Jun, a exprimé la déception et le mécontentement de son pays quant au résultat du vote sur un projet de résolution, présenté par l’Algérie, estimant que ce véto est un feu vert pour le génocide sioniste. Enfin, la Russie a salué « le professionnalisme de l’Algérie » et considère que la position américaine vise à «accorder du temps » à Israël dans le but d’expulser les populations palestiniennes de Ghaza.
Farid Guellil