Grâce à un but sublime en toute fin de prolongation de Adil Boulbina, l’Algérie a validé son billet pour les quarts de finale de la CAN-2025 où elle retrouvera le Nigeria, samedi prochain, à Marrakech.
Ils ont douté, souffert, résisté… puis frappé au moment où plus personne n’y croyait. Face à une RD Congo coriace et sans complexe, l’équipe nationale a arraché sa qualification, mardi soir, au stade Moulay Hassan pour les quarts de finale grâce à un but d’Adil Boulbina à la 119e minute.
Une victoire au caractère, symbole d’un groupe qui refuse de plier
Pendant près de deux heures, les Verts ont livré un combat âpre, souvent fermé, parfois haché, mais toujours engagé. Dès l’entame de la rencontre, l’Algérie a pris l’initiative du jeu, installant son bloc haut et cherchant à imposer son rythme. En face, les Congolais ont opposé une résistance farouche, multipliant les duels et coupant les circuits algériens au milieu de terrain. Le ton était donné : ce huitième de finale serait une bataille d’usure. La première période a confirmé cette impression. Les occasions ont été rares, mais précieuses. Mohammed Amoura a tenté d’apporter de la profondeur, tandis qu’Ibrahim Maza et Farès Chaïbi ont essayé de créer le décalage entre les lignes. Sans réussite. Le gardien congolais Lionel Mpasi, vigilant, a repoussé les tentatives algériennes, alors que la RD Congo misait sur des contres rapides menés par Bakambu et Bongonda. Au fil des minutes, la tension est montée d’un cran. Les fautes se sont enchaînées, les cartons aussi, et le jeu est devenu de plus en plus haché. Malgré une possession largement favorable, l’Algérie n’a pas réussi à trouver la faille avant la pause. Un scénario frustrant, mais révélateur de la solidité congolaise. La seconde période a suivi le même schéma. Les Verts ont poussé, insisté, tenté d’accélérer sur les côtés, mais se sont heurtés à un bloc adverse discipliné et solidaire. Chancel Mbemba a régné dans l’axe, repoussant de nombreux ballons aériens. Le temps s’est écoulé, le doute s’est installé, et la perspective des prolongations est devenue inévitable.
Boulbina, le héros inattendu
Les prolongations ont mis en lumière la dimension mentale de cette équipe algérienne. Malgré la fatigue et la pression, les hommes de Vladimir Petkovic ont continué à y croire. Les entrées de Baghdad Bounedjah et d’Adil Boulbina ont apporté un nouveau souffle offensif. L’Algérie a pris des risques, consciente qu’une séance de tirs au but pouvait tout faire basculer. Et puis, à la 119ᵉ minute, le déclic. Sur une action construite côté gauche, Boulbina a hérité du ballon dans un angle fermé. Sans réfléchir, il a déclenché une frappe puissante du pied droit. Mpasi n’a rien pu faire. Le stade a explosé. Le banc algérien aussi. Un but libérateur, un but de guerrier. Les dernières secondes ont été interminables. La RD Congo a jeté ses dernières forces dans la bataille, mais la défense algérienne a tenu, faisant preuve d’un sang-froid remarquable. Au coup de sifflet final, les Verts pouvaient laisser éclater leur joie. Cette victoire n’est pas la plus spectaculaire, mais elle est sans doute l’une des plus significatives. Elle dit beaucoup du caractère de ce groupe, de sa capacité à souffrir et à répondre présent dans les moments décisifs. L’Algérie avance, portée par son mental. Et si ce succès arraché dans la douleur était le véritable point de départ de cette CAN ?
Mohamed Amine Toumiat












































