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BOMBARDEMENT MEURTRIER D’UNE ÉCOLE EN IRAN : L’ONU réclame justice et exige une enquête 

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Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Volker Türk, a dénoncé hier « l’horreur profonde » provoquée par le bombardement d’une école iranienne le 28 février, appelant les autorités américaines à conclure rapidement leur enquête et à « rendre justice » aux victimes. Le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies tenait hier une réunion d’urgence sur la sécurité des enfants dans les zones de conflit au Moyen-Orient, suite à l’attaque de l’école primaire Shajareh Tayyebeh à Minab, dans le sud de l’Iran. Selon les autorités iraniennes, plus de 165 personnes, majoritairement des enfants, ont perdu la vie dans cette tragédie. « Le bombardement de l’école a provoqué une horreur profonde », a déclaré Volker Türk devant le Conseil. « Les images de salles de classe détruites et de parents en deuil montrent clairement qui paie le prix le plus élevé de la guerre : les civils, qui n’ont aucun contrôle sur les décisions ayant conduit au conflit. » Le gouvernement iranien a accusé l’armée américaine d’avoir frappé l’établissement. Le président américain Donald Trump avait initialement nié toute implication, avant d’indiquer qu’il « s’accommoderait » des résultats de l’enquête ouverte par le Pentagone. Selon le New York Times, le missile qui a touché l’école proviendrait effectivement de l’armée américaine. Volker Türk a insisté : « De hauts responsables américains ont déclaré que la frappe faisait l’objet d’une enquête. J’appelle à ce que ce processus soit mené à son terme au plus vite et que ses conclusions soient rendues publiques. Justice doit être rendue pour le terrible préjudice causé. » De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a qualifié l’attaque de « crime de guerre » et non d’incident isolé ou d’erreur de calcul. « La défense de notre pays se poursuivra tant que cela sera nécessaire », a-t-il déclaré devant le Conseil des droits de l’Homme. Il a également souligné que l’Iran « ne cherche pas la guerre, mais aspire à la paix ». Le Conseil des droits de l’Homme avait organisé cette session exceptionnelle pour examiner l’agression américaine contre l’école de Minab, insistant sur la nécessité pour les auteurs de l’attaque de mener une enquête immédiate, impartiale, transparente et approfondie afin de déterminer les responsabilités et garantir justice aux victimes. Cette réunion marque le second débat de la semaine consacré à la guerre au Moyen-Orient, illustrant l’inquiétude croissante de la communauté internationale face aux atteintes aux droits des enfants dans les conflits armés.

M. S.

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