Accueil ACTUALITÉ BIODIVERSITÉ : La stratégie nationale mise en lumière 

BIODIVERSITÉ : La stratégie nationale mise en lumière 

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Le Directeur général des forêts, Djamel Touahria, a souligné, hier à l’oasis de Tiout dans la wilaya de Nâama, l’importance de la Stratégie nationale pour la biodiversité (2016-2030) et son rôle dans la garantie d’une gestion durable des zones humides, ainsi que sa contribution au soutien des activités économiques et du tourisme écologique à travers ces espaces vitaux. 

Le responsable a mis l’accent, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale des zones humides, célébrée le 2 février de chaque année et placée cette année sous le thème « Zones humides et savoirs traditionnels: célébrer le patrimoine culturel », sur les efforts déployés par l’Algérie dans la mise en œuvre du Plan d’action national pour la conservation des aires protégées, dont les zones humides. Il a précisé que ce plan est exécuté avec la participation de l’ensemble des acteurs et de la société civile, dans le but de protéger ces espaces des risques de catastrophes naturelles, de renforcer leur rôle en tant que destination touristique, de généraliser l’éducation environnementale et de mener des études et des recherches scientifiques. De son côté, la Sous-directrice chargée des aires protégées et des habitats naturels à la Direction générale des forêts, Nadjia Bendjedda, a indiqué que l’Algérie compte 16 complexes de zones humides et 103 sous-complexes, regroupant 2.375 zones humides (2.056 naturelles et 319 artificielles), dont 50 sont inscrites sur la liste internationale de Ramsar, couvrant une superficie de plus de trois millions d’hectares. Elle a ajouté que dix plans de gestion des zones humides ont été élaborés en vue de leur classement en réserves naturelles. Elle a également mis en avant le rôle du Réseau algérien des observateurs d’oiseaux, qui regroupe plus de 700 membres parmi les agents des forêts et les membres d’associations, dans la réalisation d’inventaires ornithologiques et l’analyse des données afin d’évaluer l’état sanitaire des oiseaux, l’élaboration de projets de réhabilitation des zones humides, ainsi que la conduite de recherches utilisant des images satellitaires pour suivre l’évolution des plans d’eau et de la couverture végétale. L’intervenante a aussi évoqué l’importance de l’oasis de Tiout, qui a accueilli le lancement officiel de la Journée mondiale des zones humides, et qui est classée, aux côtés de l’oasis de Moghrar, Zone humide dans le cadre de la Convention internationale de Ramsar. Cette oasis se distingue par une grande biodiversité comprenant 120 variétés de dattes, dont deux rares, « El-Feggouss » et « Aghrass », ainsi que des espèces animales protégées telles que l’aigle royal, le varan, le loup d’Afrique du Nord, l’écureuil berbère et la perdrix Gambra. Il est à signaler que dans le cadre des festivités, la cérémonie s’est déroulée en présence des autorités locales, des représentants des Conservations des forêts des wilayas de Tlemcen, Bechar et El- Bayadh, ainsi que de la Fédération nationale des chasseurs et d’associations écologiques. Une convention de partenariat a également été signée entre la Conservation des forêts de la wilaya de Nâama et le Centre de recherche scientifique et technique sur les régions arides, relevant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, visant à renforcer la coopération en matière de recherches et d’expérimentations pratiques liées à la protection des zones humides et à la valorisation de la biodiversité. Les célébrations ont inclus des présentations assurées par des cadres de la Direction générale des forêts sur l’importance des zones humides, la valeur de leurs écosystèmes et leurs contributions environnementales, climatiques, sociales, culturelles et économiques. La responsable a rappelé que ces écosystèmes, bien qu’ils ne couvrent que 6 % de la surface de la Terre, abritent 40 % des espèces végétales et animales, et que plus d’un milliard de personnes dans le monde dépendent de ces espaces pour leur subsistance. Les activités ont également comporté le lâcher de canards sauvages sur le plan d’eau du barrage de l’oasis de Tiout, ainsi que la plantation d’environ 50 arbustes avec la participation des jeunes des clubs écologiques, dans le cadre des efforts de lutte contre l’érosion autour du bassin du barrage. L’événement a aussi été l’occasion de visiter l’ancien ksar de Tiout, construit en 1390, situé au cœur de l’oasis, inscrit sur la liste de l’inventaire supplémentaire des biens culturels et proposé pour classement en site sauvegardé. Il est à rappeler que la Journée mondiale des zones humides est célébrée chaque année depuis 1971, dans le but de sensibiliser à l’importance de ces écosystèmes et à leur rôle dans le maintien de l’équilibre écologique, ainsi que dans le soutien à la sécurité alimentaire et aux ressources en eau.

R. E.

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