Plus de 100 universitaires et chercheurs sont tombés en martyrs depuis le début de la guerre sioniste contre la bande de Ghaza, d’après la liste publiée par le mouvement de résistance palestinien, Hamas.
Le bureau des médias du Hamas a déclaré “Nous condamnons fermement l’assassinat par l’occupant sioniste de scientifiques, d’universitaires, de professeurs d’université et de chercheurs, qui constituent un groupe prestigieux dans la société palestinienne de la bande de Ghaza”. “Le message est clair. Leur objectif est d’éliminer complètement les scientifiques et les chercheurs », poursuit-il. Parmi les 104 noms inscrits sur la liste figure celui de Sofiane Tayeh, président de l’université islamique de Ghaza et chercheur de premier plan en physique et en mathématiques appliquées. Le nom du chirurgien et professeur de médecine, Adnane Ahmed Atiya Al-Bourch, est également mentionné. Selon le Club des prisonniers palestiniens, Adnane Al-Bourch, 50 ans, est mort en détention le 19 avril, après avoir été arrêté par l’armée sioniste avec d’autres médecins à l’hôpital Al-Awda du camp de Jabaliya, dans le nord de la bande de Ghaza, en décembre dernier”. Le Mouvement de la résistance palestinienne Hamas a appelé “les pays libres du monde et toutes les organisations liées à l’éducation et à l’enseignement supérieur dans le monde à condamner ce crime historique et à faire pression sur l’occupation pour qu’elle mette fin à la guerre génocidaire”. Le nombre de martyrs dans la bande de Ghaza s’est élevé à 35 272 et les blessés à 79 205 depuis le début de l’agression sioniste, le 7 octobre dernier.
Les journalistes sous le feu à Ghaza
Récemment, quatre journalistes, incluant une femme, ont perdu la vie dans une agression qualifiée de génocidaire. Parmi eux figuraient Hayel Al-Najjar, rédacteur en chef du réseau de médias Al-Aqsa, Mahmoud Jahjouh, photojournaliste pour le site Internet du Palestine Post, Moataz Mustafa Al-Ghafri, photojournaliste pour le site Internet Ard Canaan et la Société palestinienne des médias, ainsi qu’Amna Mahmoud Hamid, présentatrice et rédactrice pour plusieurs médias. Le nombre total de journalistes décédés dans cette tragédie s’est élevé à 147 depuis le début de l’agression israélienne contre la bande de Ghaza le 7 octobre dernier. Des institutions palestiniennes et internationales avaient déjà alerté sur le ciblage des équipes de presse par l’armée israélienne dans la bande de Ghaza. Israël est actuellement sous le coup d’accusations de « génocide » devant la Cour internationale de Justice, qui a émis un ordre enjoignant à l’État israélien de veiller à ce que ses forces n’engagent pas d’actes génocidaires et de prendre des mesures pour garantir l’acheminement de l’aide humanitaire aux civils de Ghaza.
En quête désespérée d’abris
Au cours des dix derniers jours, l’ONU a signalé le déplacement forcé de plus de 700 000 Palestiniens dans la bande de Ghaza, touchée par une agression qualifiée de génocidaire menée par les forces d’occupation israéliennes depuis le 7 octobre dernier. Dans un message diffusé sur son compte officiel, l’ONU a souligné que plus de 600 000 Palestiniens ont été contraints de quitter le sud de Ghaza et plus de 100 000 autres du nord, comprenant des enfants, des personnes âgées et des personnes handicapées, suite aux attaques des forces israéliennes et aux ordres d’évacuation. Le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme pour la Palestine a exhorté les forces israéliennes à cesser de mettre en danger les personnes déplacées et à répondre autant que possible à leurs besoins essentiels, ainsi qu’à faciliter l’entrée et la distribution de l’aide humanitaire. Des offensives terrestres ont été lancées le 7 mai par l’armée israélienne à l’est de Rafah, une zone où les Palestiniens déplacés avaient trouvé refuge. Depuis le 10 mai, les attaques terrestres israéliennes se sont étendues dans le nord de Ghaza, notamment dans la région de Jabalia.
M. Seghilani