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Auteur de films engagés et politiques, notamment sur la guerre d’Algérie et la torture : Décès du cinéaste français Yves Boisset 

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Le cinéaste français Yves Boisset, qui a marqué les années 1970 avec des films engagés et politiques, notamment sur la guerre d’Algérie et la torture, érigée en système et en mode opératoire par l’armée coloniale française, ainsi que sur le racisme ordinaire, est mort lundi à Paris (France), à l’âge de 86 ans, ont rapporté des médias auprès de sa famille. En 1973, il est l’un des premiers cinéastes à s’emparer de la guerre d’Algérie, en réalisant, « R.A.S » (Rien à signaler), un film qui traite d’une histoire d’insoumission, dénonçant en filigrane, la propagande mensongère de la diplomatie et de l’armée coloniale française, suscitant la réaction du leader français de l’extrême droite, Jean-Marie Le Pen, et ses amis qui diront tout le mal qu’ils pensaient de ce film, au delà de la censure qui avait alors, exigé que les scènes de torture, utilisée comme méthode de répression barbare et abjecte contre le peuple algérien, soient écourtées. En 1975, sort son film le plus célèbre, « Dupont Lajoie », inspiré de faits réels, relatant l’histoire d’un meurtre raciste d’une jeune femme française, victime de la perversité de l’un de ses compatriote, qui jeta son corps à proximité d’un baraquement d’ouvriers arabes, près d’un chantier de construction à Marseille. Ce film dans lequel le cinéaste et acteur algérien Mohamed Zinet fut distribué, a eu à subir les intimidations et la violence de l’extrême droite française d’alors, sur le lieu du tournage et lors de sa sortie en salles. Scénariste de ses films, Yves Boisset avait également réalisé « Espion, lève-toi » (Lino Ventura), « Canicule » (Lee Marvin) ou « Bleu comme l’enfer » (Lambert Wilson). Auparavant, en 1972, il sort « L’Attentat », avec Jean-Louis Trintignant, inspiré de l’assassinat en France de l’opposant marocain Mehdi Ben Barka, dans un film qui s’en prend au pouvoir gaulliste occasionnant aux équipes technique et artistique des interdictions de tournage sur plusieurs lieux. Scénariste de ses films, Yves Boisset avait également réalisé « Espion, lève-toi » (Lino Ventura), « Canicule » (Lee Marvin), « Bleu comme l’enfer » (Lambert Wilson), ou encore, « Un taxi mauve », un de ses autres principaux succès. Fatigué qu’on lui mette en permanence des bâtons dans les roues, il avait arrêté le cinéma en 1991 au profit de la télévision.

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