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AGRESSION CONTRE L’IRAN : Les États-Unis dans l’impasse

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Face à la riposte iranienne à l’agression américano-sioniste du 28 février 2026, il y a un mois et personne ne sait quand la guerre finira, les États-Unis se trouvent dans l’impasse. Faut-il bombarder les infrastructures énergétiques de l’Iran ? Faut-il envahir l’île de Kharg ? Que faut-il faire, se demandent les dirigeants américains qui se sont lancés dans une guerre contre l’Iran croyant la terminer en quelques jours et qui sont confrontés à une riposte qui a durement frappé leurs bases militaires dans les pays du Golfe. Le président américain a annoncé à deux reprises le report de la frappe prévue contre les installations énergétiques iraniennes si le détroit d’Ormuz restait fermé. En fait, le détroit d’Ormuz, sous contrôle des forces navales iraniennes, n’est fermé, ont affirmé les dirigeants iraniens, qu’aux navires américains et à leurs alliés qui participent à l’agression contre l’Iran. Par ailleurs, un analyste russe a affirmé qu’une possible opération américaine sur l’île de Kharg entraînerait la destruction totale des commandos américains. C’est un pari risqué aux conséquences négatives « colossales » pour les États-Unis, considère Igor Korotchenko, rédacteur en chef du magazine russe National Defense. Même si les Américains arrivent à effectuer une descente sur l’île qui représente un gigantesque terminal pétrolier, « toute frappe iranienne sur l’île anéantirait la totalité du contingent américain, qui serait tout simplement consumé par l’incendie du pétrole ». D’autres  experts sont du même avis et des responsables iraniens l’ont également affirmé.. Le Conseil de sécurité devait tenir des consultations à huis clos sur la situation en Iran, hier, vendredi, à la demande du porte-parole de la mission russe auprès des Nations unies, Evgueni Ouspenski, en raison des « attaques continues contre les infrastructures civiles en Iran, notamment les établissements d’enseignement et de santé ». Le Président iranien, Massoud Pezechkian, a posté un message en russe sur sa page X pour remercier Moscou pour son soutien dans l’agression américano-sioniste contre l’Iran.

La question des bases américaines

L’agression américano-sioniste contre l’Iran a mis les pays du Golfe qui abritent des bases militaires américaines, devant le défi de s’en débarrasser pour que la région soit exempte de bases étrangères et que ses peuples puissent vivre en paix. Il est notoire que les bases américaines sont destinées à appuyer la politique agressive de l’entité sioniste contre les pays arabes et ses crimes contre la résistance palestinienne, qui ont pris la forme du génocide à Ghaza depuis le 7 octobre 2023. L’agression américano-sioniste contre l’Iran en juin 2025 et celle qui a été lancée le 28 février dernier a confirmé la nature agressive des bases américaines. Le vice-président russe du Conseil de sécurité, Dmitri Medvedev, a déclaré que Washington avait persuadé les États du Moyen-Orient et du Golfe que sa guerre contre l’Iran visait uniquement à défendre ses propres intérêts et ceux de l’entité sioniste. L’agence de presse iranienne, citant des sources, a indiqué que des pays du Golfe ont mis leur territoire et leur espace aérien à la disposition des États-Unis pour des frappes contre l’Iran. Selon les mêmes sources, des militaires américains ont utilisé les bases, les eaux territoriales et l’espace aérien de ces pays lors d’opérations aériennes, navales et de tirs de missiles contre l’Iran. L’Iran a protesté auprès de l’ONU contre l’utilisation du territoire des pays du Golfe pour des attaques américaines. Dans sa riposte, qu’elle juge légitime, l’Iran a lancé un appel aux populations de la région pour qu’elles s’éloignent  immédiatement des bases et quartiers généraux américains et sionistes. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a révélé jeudi que, selon des informations de terrain, des soldats américains fuient les bases militaires des pays de la région depuis le début du conflit, se réfugiant dans des hôtels et des bâtiments administratifs. Il a affirmé que ces soldats utilisent des citoyens de ces pays comme boucliers humains pour éviter d’être pris pour cible.
M. R.

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