Un défi parmi tant d’autres à relever pour l’Algérie au cours des prochaines années. Il s’agit de l’efficacité énergétique. Autrement, rationaliser autant que faire se peut la consommation énergétique en termes d’électricité et des carburants. Pour ce faire, le gouvernement a lancé un pari fou, celui d’économiser, à l’horizon 2030, un montant faramineux de 42 milliards de dollars. Soit, une réduction de 9% de la consommation énergétique. Ainsi, dans un entretien qu’il a accordé à l’APS, le directeur général de l’Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie (Aprue), Mohamed Salah Bouzriba, explique cette feuille de route, dont la réalisation reste tributaire d’un accompagnement des pouvoirs publics sur le terrain.
En effet, interrogé sur le cadre de la loi en vigueur et puis le projet de sa révision portant maîtrise de la consommation de l’énergie et les motivations d’une telle visée, Bouzriba a révélé que «la première mouture de ce nouveau texte est finalisée et qu’elle sera transmise aux différents ministères.»
Quant aux motifs justifiant une telle révision de la loi, le même responsable relève «l’importance de l’instauration d’un contrôle de l’efficacité énergétique dans les différents secteurs, ajoutant qu’il s’agit aussi de donner à l’Aprue le rôle qui lui revient de droit.»
D’autre part, Bouzriba pointe du doigt le souci relatif à l’accompagnement en moyens adéquats de l’Agence qu’il dirige qu’il conviendrait à lever sur le plan législatif. «Il faut attribuer à l’APRUE les moyens nécessaires pour qu’elle puisse se déployer sur tout le territoire national à travers des annexes et des agences et pouvoir être la plus proche possible des citoyens», avance-t-il. Une révision, en tout cas, autour «des grandes modifications apportées à la loi en vigueur sur la maîtrise de l’énergie pour la rendre plus opérationnelle et plus en adéquation avec le nouveau contexte économique qui nous dicte l’impératif de l’accélération du processus de l’efficacité énergétique», explique le même responsable à l’APS.
À l’heure actuelle, «nous ne sommes plus au stade de la démonstration et du volontarisme. Maintenant, il faut mettre les bouchées doubles et lancer des programmes d’envergure et mesurer l’impact des actions de l’économie d’énergie», plaide le DG de l’APRUE. Par ailleurs, il convient de rappeler que le Programme de la promotion de l’efficacité énergétique a été mise en place en 2015. Essentiellement, il vise «l’amélioration de l’isolation thermique des bâtiments, le développement du chauffe-eau solaire, la généralisation de l’utilisation des lampes à basse consommation (LED), la substitution de la totalité du parc de lampes à mercure par des lampes à sodium, la promotion du GPL/c et du GN/c, la promotion de la cogénération, la réalisation de projets de climatisation au solaire et le dessalement des eaux saumâtres.» Sur le plan financier, l’objectif de ce programme vise une économie, à l’horizon 2030, de quelque 42 milliards de dollars en consommation énergétique.
Farid G.
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