Les enquêteurs du Service régional de lutte contre le crime organisé (SRLCO) de l’Est, à Constantine, ont réussi à récupérer des avoirs financiers et immobiliers d’une valeur totale estimée à plus de 163 milliards de centimes, issus de la fraude fiscale et du blanchiment d’argent, et ont arrêté 59 personnes appartenant à un réseau criminel organisé actif dans la falsification de documents bancaires et commerciaux, la fraude fiscale et le blanchiment de capitaux, a indiqué vendredi un communiqué des services de la Sûreté nationale. Le communiqué indique que le traitement de cette affaire est intervenu »à la suite d’enquêtes approfondies menées par les éléments du service régional sur des transactions financières suspectes ramifiées à travers plusieurs wilayas du pays, lesquelles ont permis de mettre en lumière le stratagème trompeur adopté sous couvert de registres de commerce fictifs et de transactions commerciales illusoires ». »Ce stratagème a permis de détourner d’immenses sommes d’argent de leur circuit légal, causant un préjudice financier au Trésor public dépassant 1.600 milliards de centimes », est-t-il souligné. L’opération, menée sous la supervision du parquet compétent, s’est soldée, selon le communiqué, par » la saisie de documents commerciaux fictifs et de faux cachets, ainsi que la récupération de biens et d’actifs financiers provenant des activités criminelles du réseau, comprenant 32 biens immobiliers (des villas, des appartements de luxe, des logements et des locaux commerciaux), 35 véhicules de différents types et catégories, des bijoux et des métaux précieux d’un poids total de plus de 5 kilogrammes, une somme d’argent s’élevant à plus de 400 millions de centimes, ainsi que le gel de 119 comptes bancaires », précise la même source. Le communiqué conclut que les suspects ont été présentés devant le procureur de la République près le tribunal d’El Hadjar (Annaba).
Boxe : Imane Khelif fera ses débuts professionnels le 15 décembre prochain
La championne olympique algérienne de boxe, Imane Khelif, effectuera ses débuts sur le ring professionnel le 15 décembre prochain à Paris, où elle affrontera la Néerlandaise Clarida Sarabia dans la catégorie des super-welters (-69,853 kg), a annoncé son promoteur lors d’une conférence de presse tenue dans la capitale française. Le combat, prévu au Palais de la Mutualité, se déroulera en six rounds de deux minutes. Il marquera le retour à la compétition de la pugiliste algérienne, absente des rings depuis son sacre olympique dans la catégorie des -66 kg aux Jeux de Paris 2024. Initialement programmés le 23 avril dernier à la salle Wagram, à Paris, ses premiers pas chez les professionnels avaient été reportés en raison d’une blessure à l’épaule gauche. Son adversaire, la Néerlandaise Clarida Sarabia, âgée de 21 ans et d’origine colombienne, affiche un bilan de quatre victoires avant la limite et aucune défaite. Elle occupe la 22e place du classement mondial de BoxRec, sur un total de 87 boxeuses référencées. « La boxe m’a manqué. Il est temps de passer professionnelle. J’ai surmonté les difficultés et les polémiques, je sais où je vais et je fais ce que j’aime », a déclaré Khelif lors de la conférence de presse. Interrogée sur une éventuelle participation aux Jeux olympiques de Los Angeles 2028, la championne algérienne est restée prudente, indiquant ne pas pouvoir se prononcer en raison des plaintes qu’elle a déposées contre World Boxing concernant les tests de féminité. Son entraîneur Kamel Abdesselem, qui travaille avec Nasser Lalaloui, a estimé que sa protégée n’avait « aucun intérêt à disputer de nouveau les Jeux », rappelant qu’elle est déjà championne olympique. Agée de 27 ans, Imane Khelif s’est rapprochée de l’organisateur de galas de boxe et de sports de combat Yacin Berrabah pour lancer sa carrière professionnelle, après avoir mis fin à sa collaboration avec son précédent promoteur, Brahim Asloum, en raison notamment des difficultés financières liées à l’organisation de son premier combat.
2026 sera « probablement » la 2e année la plus chaude jamais enregistrée dans le monde
L’année 2026 sera « probablement » la 2e plus chaude enregistrée dans le monde, a jugé vendredi l’Observatoire européen Copernicus, après un record mensuel en octobre, sous l’effet d’un phénomène El Nino exceptionnel s’ajoutant au réchauffement climatique d’origine humaine. « 2026 sera très probablement la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée, avec environ 20 % de chances d’égaler ou de dépasser 2024, actuellement l’année la plus chaude jamais enregistrée », a indiqué Copernicus dans son bulletin mensuel. Il est par ailleurs « désormais quasi certain que l’année 2026 dépassera le seuil de 1,5 C par rapport aux niveaux moyens préindustriels, devenant ainsi la deuxième année civile à franchir ce cap après 2024 », a ajouté Copernicus. Cela ne signifie pas pour autant que l’objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris est révolu, ce seuil devant être franchi sur une période beaucoup plus longue pour être considéré comme officiellement dépassé. Néanmoins, les scientifiques s’accordent à dire que ce dépassement, au moins temporaire, apparaît comme inéluctable et pourrait même être effectif d’ici 2030. Copernicus indique par ailleurs qu’octobre 2026 a été, à l’échelle mondiale, le mois d’octobre le plus chaud jamais enregistré sur la planète avec une température moyenne de l’air supérieure de 1,75 C à celle de l’époque préindustrielle. « Il s’agit du troisième mois consécutif à dépasser le seuil de 1,5 C », souligne le réseau européen. Les températures à la surface des océans et des mers de la planète atteignent également des records pour un mois d’octobre.
Arrestation de trois individus à El Eulma pour un vol de 205 millions de centimes
Les services de sécurité de la daïra d’El Eulma, dans la wilaya de Sétif, ont réussi à démanteler un réseau criminel spécialisé dans le vol à l’aide de fausses clés, procédant à l’arrestation de trois individus. L’affaire a éclaté suite à la plainte d’un commerçant du centre-ville, victime d’un important vol d’argent dans son local. L’exploitation des caméras de surveillance a permis d’identifier et d’arrêter un premier suspect de 26 ans, qui a reconnu les faits, impliquant deux complices de 25 ans et l’utilisation d’une moto. Une perquisition, autorisée par le parquet, a mené à la découverte du butin, estimé à 205 millions de centimes, caché au domicile familial du suspect principal dans une ville voisine. L’argent a été restitué à la victime, et les trois mis en cause ont été présentés devant la justice après la constitution d’un dossier pénal pour vol.
8 décès et 455 blessés sur les routes en 48 heures
Huit (8) personnes sont décédées et 455 autres ont été blessées dans des accidents de la circulation survenus ces dernières 48 heures dans plusieurs wilayas du pays, a indiqué hier un bilan de la Protection civile. Par ailleurs, les éléments de la Protection civile sont intervenus pour prodiguer des soins de premières urgences à 14 personnes incommodées par le monoxyde de carbone, émanant d’appareils de chauffage et chauffe-bains à l’intérieur de leurs domiciles respectifs dans les wilayas d’Alger (5) et de Médéa (9), ajoute la même source, déplorant toutefois la mort par asphyxie au même gaz d’un jeune homme (19 ans) dans la daïra de Mechroha, dans la wilaya de Souk-Ahras. En outre, les secours de la Protection civile sont intervenus pour l’extinction de 6 incendies urbains et divers dans les wilayas d’Alger, Boumerdès, Béjaia, El Oued et Blida, note le bilan, relevant qu’un mort a été enregistré dans un incendie qui s’est déclaré dans un véhicule sur l’autoroute Est-Ouest, au niveau de la commune de Oued-Djer, dans la wilaya de Blida.
Le chef d’une secte au Kenya condamné à 200 ans de prison pour la mort de 191 personnes
Le gourou d’une secte évangélique apocalyptique, jugé coupable du meurtre de 190 enfants et d’un adulte après avoir encouragé ses disciples à mourir de faim pour « rencontrer Jésus », a été condamné vendredi à 200 ans de prison. Des centaines de corps avaient été découverts en 2023 dans l’arrière-pays près des plages de Malindi, dans le sud. Le mois dernier, le tribunal de la ville portuaire de Mombasa, au bord de l’océan Indien, a jugé le pasteur autoproclamé et ancien chauffeur de taxi Paul Mackenzie, ainsi que 28 complices, coupables des meurtres de 190 enfants et d’un adulte entre janvier 2021 et septembre 2023. Sur les 28 coaccusés, 26 ont été condamnés à des peines comprises entre 100 et 160 années de prison et deux ont écopé de 10 ans d’emprisonnement. Le parquet avait réclamé en début de semaine la peine capitale pour le gourou, une disposition inscrite dans la loi kényane, mais qui n’a plus été exécutée depuis 1987. Selon les survivants, « à Shakahola, la mort était célébrée comme un mariage avec Jésus, les défunts étant considérés comme des héros de la foi », a détaillé la juge. Lors du procès, les témoins ont décrit un mouvement qui dénonçait l’enseignement formel comme « satanique », considérait la médecine moderne et les hôpitaux comme des instruments du diable, et exigeait de ses adeptes qu’ils se retirent du monde dans un ranch de 325 hectares de la forêt de Shakahola, une vaste zone de « bush » de la côte kényane. Le gourou avait été arrêté en avril 2023, après que certains fidèles avaient été secourus lorsqu’un groupe de défense des droits humains avait alerté les autorités.
Nigéria: plus de 66 000 personnes fuient l’insécurité vers le Niger et le Bénin
Plus de 66.000 Nigérians ont fui l’insécurité croissante au nord-ouest vers le Niger et le Bénin voisins depuis janvier, a alerté le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), qui lance un appel de fonds en urgence. Depuis le début de l’année, « plus de 66.000 Nigérians » ont fui vers le Niger, au nord, et le Bénin, à l’ouest, « soit trois fois plus qu’au cours de la même période en 2025 », a indiqué le HCR, dans un communiqué. La même source indique que près de 60.000 réfugiés ont été recensés au Niger à la mi-octobre dans les régions frontalières de Tahoua et de Diffa, tandis qu’au Bénin, les arrivées se multiplient dans les zones frontalières, où les capacités d’intervention demeurent limitées, ajoute l’organisme onusien. « Face à l’aggravation de cette crise transfrontalière », le HCR indique avoir lancé un appel de fonds de 2 millions de dollars pour financer des opérations d’urgence entre novembre 2026 et janvier 2027.













