Les forces d’occupation sionistes ont intensifié leurs violations de l’accord de cessez-le-feu dans la bande de Ghaza, à travers des opérations de destruction, par explosion, et des tirs nourris de leurs véhicules militaires et de drones dans plusieurs zones du territoire palestinien. Deux Palestiniens ont également succombé à leurs blessures, contractées lors de précédentes frappes aériennes.
Deux citoyens palestiniens sont tombés en martyrs, hier, après avoir succombé à leurs blessures causées par deux frappes aériennes menées auparavant par l’aviation de l’occupation sioniste contre la ville de Ghaza. Des sources locales ont annoncé le décès de Sarah Abou Jiyab, étudiante en médecine à l’Université islamique de Ghaza, qui a succombé à ses blessures à la suite d’un bombardement sioniste ayant visé l’enceinte de l’établissement universitaire il y a près d’une semaine. Originaire du camp de réfugiés d’Achati, à l’ouest de la ville, elle a été mortellement blessée lors de cette attaque. Le citoyen palestinien, Nabil Hamad, a également succombé à ses blessures, contractées lors d’un bombardement sioniste ayant ciblé, il y a plusieurs jours, la zone de Balakhia, dans le camp d’Achati. Sur le terrain, les véhicules militaires de l’occupation ont ouvert, vendredi à l’aube, un feu nourri en direction des zones orientales de la ville de Ghaza, parallèlement à quatre opérations de destruction par explosion menées dans le même secteur. Un drone israélien de type quadricoptère a, de son côté, ciblé le quartier d’At-Touffah, au nord-est de la ville, en ouvrant le feu. Les tirs ont également touché les zones orientales du quartier d’At-Touffah, ainsi que la ville de Khan Younès et ses environs sud, en plus des secteurs orientaux de Deïr Al-Balah, dans le centre de la bande de Ghaza. Ces nouvelles violations interviennent au lendemain de la mort en martyrs de cinq Palestiniens, dont une femme, et de plusieurs blessés, jeudi, sous les tirs des forces d’occupation sionistes dans différentes régions de l’enclave palestinienne.
1 602 martyrs depuis le début du cessez-le-feu
Les agressions sionistes se poursuivent en dépit de l’accord de cessez-le-feu, entré en vigueur le 11 octobre 2025, les forces d’occupation continuant de mener des bombardements, des tirs et des opérations de destruction dans plusieurs secteurs de la bande de Ghaza. Selon les données du ministère palestinien de la Santé à Ghaza, le bilan des victimes, depuis l’entrée en vigueur de la trêve, s’est alourdi à 1.602 martyrs et 5.799 blessés. Le nombre de corps de martyrs extraits des décombres et récupérés par les équipes de secours s’élève, quant à lui, à 847. Le bilan global de l’agression sioniste contre la bande de Ghaza, depuis le 7 octobre 2023, atteint désormais 74.618 martyrs et 175.925 blessés, selon la même source.
Près de deux millions de Palestiniens ont besoin d’un toit
Près de 1,98 million de Palestiniens dans la bande de Ghaza, soit 94 % de la population totale du territoire, ont un besoin urgent et immédiat d’aide en matière d’hébergement et de produits non alimentaires, a révélé l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA). Dans un rapport publié sur son site officiel, l’agence onusienne a indiqué que 58 % des habitants de Ghaza font face à des besoins critiques, voire catastrophiques, en matière d’hébergement, sur fond de dégradation continue des conditions humanitaires et de vie dans le territoire palestinien. L’évaluation menée par l’UNRWA dans 113 sites a, par ailleurs, fait état de 18 centres d’hébergement d’urgence présentant des conditions de sécurité insuffisantes, dont certains sont exposés à un risque extrêmement élevé d’effondrement de leurs bâtiments.
La situation est également préoccupante sur le plan de l’approvisionnement en eau. Selon les données de l’agence, 84 % de la population subissent des interruptions fréquentes et irrégulières dans la distribution d’eau potable, accentuant davantage les difficultés quotidiennes des habitants. À ces conditions déjà alarmantes s’ajoute le manque aigu de produits d’hygiène de première nécessité, qui touche 89 % des ménages dans la bande de Ghaza. Une situation qui aggrave les risques sanitaires et humanitaires, particulièrement à l’approche de la saison hivernale, alors que les besoins en abris et en équipements de première nécessité deviennent encore plus pressants.
M. S.













