ÉCHANGES COMMERCIAUX : La zone franche de Tindouf bientôt réceptionnée

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La zone franche commerciale dans la wilaya de Tindouf sera réceptionnée avant la fin de l’année en cours. C’est l’annonce faite, ce jeudi, par le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, lors d’une séance plénière de questions orales au Conseil de la nation, présidée par Azouz Nasri, président du Conseil, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Mme Nadjiba Djilali, et de membres du Gouvernement. Les travaux de réalisation de cette zone stratégique, située à proximité du poste frontalier, ont été entièrement parachevés. Une coordination existe entre les services du ministère et l’ensemble des secteurs concernés afin de finaliser les procédures de livraison définitive et de mettre l’infrastructure en exploitation effective, pour en faire un espace commercial et logistique central soutenant la compétitivité des opérateurs et renforçant notre présence économique en Afrique. Il s’agit d’un espace intégré s’étendant sur une superficie de 200 hectares, dont la première pierre a été posée en 2024 par le président Abdelmadjid Tebboune, et son homologue mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Il comprend six grands entrepôts, de vastes espaces dédiés aux exposants, un centre de contrôle des marchandises, une base de vie, une administration abritant les sièges des services douaniers, bancaires et d’assurance, ainsi que des infrastructures de services et de sécurité et un centre de santé, offrant ainsi un environnement de travail intégré aux opérateurs économiques. Cette zone franche s’inscrit dans la vision de l’État visant à promouvoir et développer les échanges commerciaux internationaux avec la Mauritanie et les pays de l’Afrique de l’Ouest, notamment les exportations nationales. On sait qu’avec la Mauritanie, le volume des échanges commerciaux connaît une augmentation en croissance continue. En fait, cette zone franche devrait contribuer à renforcer l’élan donné aux échanges commerciaux entre l’Algérie et la Mauritanie, mais aussi avec tous les pays de la région. Concernant la région de Tindouf, elle verra sans doute une meilleure exploitation de toutes ses potentialités au profit des populations locales grâce aux retombées en matière de création d’emplois et de revenus rendus possibles par une plus grande attractivité des investissements. L’économie locale en sortira plus dynamisée d’autant plus qu’elle sera tournée vers les échanges internationaux. La zone franche de Tindouf fait partie des 5 zones de libre-échange prévues à Tin Zaouatine, Timiaouine, Bordj Badji Mokhtar et Debdeb, dans l’extrême sud du pays, entre l’Algérie et quatre autres pays africains, en l’occurrence la Tunisie, la Libye, le Mali et le Niger. Un projet de décret exécutif portant création d’un établissement public chargé de la gestion des zones franches est en élaboration. On sait que l’Algérie a « fait de son appartenance africaine un choix stratégique constant et un engagement qu’elle s’est attachée à traduire à travers des initiatives et des projets concrets visant à renforcer l’intégration et la connectivité entre les pays du continent et à réunir les conditions propices à un développement commun et durable », comme l’a souligné le président de la République, en octobre dernier, dans un discours lors du Sommet des Etats fondateurs de l’initiative du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), organisé à El Alamein, en Égypte. L’Algérie a traduit son puissant engagement politique, sans cesse renouvelé, en faveur de la concrétisation de l’intégration économique du continent par de nombreux projets régionaux. Le président de la République a, à maintes reprises, souligné l’attachement de l’Algérie à atteindre les objectifs de développement économique et d’intégration continentale, et l’importance d’œuvrer à améliorer l’efficacité des processus d’intégration économique en Afrique. À propos des exportations algériennes hors hydrocarbures, le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations a fait savoir qu’elles ont enregistré, en 2025, une hausse d’environ 972 millions de dollars par rapport à 2024, pour atteindre 5,16 milliards de dollars à la fin de l’année 2025.
M. R.