À la suite de l’incident environnemental survenu le 25 septembre 2026 au puits Goumeri W-8, dans le bloc pétrolier d’Agadem, région de Diffa, au Niger, qui a provoqué, selon les médias locaux, des projections de pétrole brut et de gaz à plus de dix mètres de hauteur, les experts algériens ont été sollicités par les autorités nigériennes afin de contribuer à l’évaluation de la situation et à la recherche de solutions techniques appropriées.
Diverses sources nigériennes ont indiqué que les experts algériens envoyés par Sonatrach étaient à pied d’œuvre pour remédier à cette situation. L’APS, citant le site « Journal du Niger », rapporte que les réunions entre le ministre nigérien du Pétrole et les experts algériens visaient à comprendre les circonstances de l’incident, à en évaluer les conséquences et à déterminer les solutions techniques envisageables. Les spécialistes ont noté que cette initiative met en évidence la valeur de l’expertise algérienne dans un secteur stratégique pour de nombreuses économies africaines, ainsi que les possibilités de mobiliser, au-delà des frontières nationales, les compétences acquises par l’Algérie dans le domaine des hydrocarbures. Selon les informations disponibles, les opérations de traitement de l’incident se poursuivent, tandis que les mesures de confinement sont menées par la société exploitante « CNPC Niger Petroleum S.A », en coordination avec les autorités compétentes. Une enquête indépendante a également été annoncée afin de déterminer les causes de l’incident et les responsabilités, avec la contribution de l’expertise algérienne. La participation algérienne consiste ainsi à apporter un appui à l’évaluation technique et aux efforts visant à maîtriser la situation, sans préjuger des résultats des opérations en cours ni des conclusions de l’enquête. Les hydrocarbures ne sont pas le seul secteur où l’Algérie accompagne le Niger. Ainsi, les concertations algéro-nigériennes autour du renforcement de la coopération technique dans le domaine des travaux publics et des infrastructures ont été couronnées par la signature d’accords spécifiques et l’adoption d’un plan d’action commun, Les concertations ont, notamment, permis d’aborder les projets d’accords et de programmes de coopération, notamment un accord spécifique entre l’Organisme national de contrôle technique des travaux publics et le Centre de perfectionnement des travaux publics (CPTP) du Niger, et d’un plan d’action commun entre les deux institutions, outre un accord de formation et de perfectionnement entre le LCTP et le Laboratoire national des travaux publics et du bâtiment (LNTP/B) du Niger, ainsi que d’un programme de formation au profit des cadres techniques nigériens. Elles ont abouti à la signature des accords spécifiques entre les laboratoires concernés et à l’adoption de la mouture finale du plan d’action, avec le lancement de sa mise en œuvre sur le terrain, particulièrement à travers le transfert d’expertises et l’organisation de formations techniques dans les différents domaines des travaux publics et des infrastructures. Cette coopération vise à renforcer les capacités techniques de la partie nigérienne et à promouvoir l’échange d’expertises entre les établissements spécialisés des deux pays, de manière à consolider la coopération bilatérale dans le secteur des travaux publics et des infrastructures.
Les spécialistes des relations algéro-africaines, citant des médias locaux, donnent d’autres exemples de coopération algérienne sur le continent, notamment en Tanzanie où l’Algérie a proposé 176 places universitaires aux étudiants tanzaniens et le gouvernement tanzanien a sélectionné 150 étudiants pour poursuivre leurs études dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des sciences de la santé. Ils rapportent également que dans le domaine pharmaceutique, l’expertise algérienne a également été saluée officiellement dans ce pays. Idem en Afrique de l’Ouest, où le partenariat algéro-sénégalais s’inscrit dans les efforts visant à renforcer la coopération économique et institutionnelle entre les pays africains. La dynamique du partenariat africain de l’Algérie se manifeste également dans ses relations avec l’Afrique du Sud.
M’hamed Rebah

