La sélection algérienne d’haltérophilie a marqué les esprits lors des championnats arabe et africain, clôturés lundi soir au complexe omnisports « Commandant Ferradj » de Mostaganem. Avec une récolte de 122 médailles, dont 47 en or, les haltérophiles algériens ont confirmé leur potentiel face à une concurrence relevée, réunissant des athlètes de 29 pays arabes et africains.
L’Algérie a terminé à la deuxième place du classement général des deux compétitions, derrière l’Égypte. Elle s’est toutefois distinguée sur le plan arabe en remportant le titre chez les seniors. Ce bilan témoigne du niveau atteint par les représentants nationaux et de leur capacité à rivaliser avec les meilleures sélections de la scène régionale et continentale. Dans le détail, la moisson algérienne se répartit entre 68 médailles au championnat arabe, dont 32 en or, 10 en argent et 26 en bronze, et 54 au championnat africain, avec 15 médailles d’or, 12 d’argent et 27 de bronze. Ces résultats illustrent la régularité des haltérophiles algériens tout au long des deux rendez-vous organisés à Mostaganem. Dans une déclaration à l’APS, le directeur technique national de la Fédération algérienne d’haltérophilie, Mohamed Bouabache, a salué les performances des athlètes. Il a souligné le niveau technique affiché par la sélection nationale, malgré la forte concurrence et la présence de nombreux haltérophiles de haut niveau. Selon lui, ces championnats ont également été marqués par l’établissement de plusieurs records arabes et africains.
Des performances individuelles remarquées
Au-delà du bilan collectif, plusieurs athlètes algériens se sont illustrés par leurs performances individuelles. Amina Yahia Mamoun a notamment réalisé une compétition remarquable en remportant neuf médailles d’or dans les catégories juniors et seniors. Une performance qui confirme son potentiel et sa capacité à s’imposer dans les différentes épreuves. De son côté, Lakhder Zaïdi a décroché 12 médailles, dont six en or, tandis que Lamis Driss a été sacrée à six reprises. Ces résultats individuels ont contribué à renforcer le bilan de la sélection algérienne et à mettre en évidence la qualité de ses représentants dans plusieurs catégories. Mohamed Bouabache a également relevé la progression de plusieurs athlètes qui participaient pour la première fois à une compétition internationale. Certains d’entre eux ont réussi à améliorer leurs performances, un signe encourageant pour l’avenir de la discipline. Cette évolution constitue un acquis important pour le staff technique, qui mise sur la progression des jeunes talents afin d’élargir le réservoir de l’élite nationale.
Avec ce total de 122 médailles et un titre arabe chez les seniors, l’haltérophilie algérienne quitte Mostaganem sur un bilan positif. Le défi sera désormais de maintenir cette dynamique et de transformer ces performances en résultats durables lors des prochaines échéances arabes et africaines.
M. A. T.

