A la veille de  « la journée  contre la vie chère »  en France : Forte mobilisation à l’Acte V de la contestation lycéenne et des étudiants  

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Hier,  l’«acte V» de la mobilisation lycéenne  à travers les villes françaises  continue de connaître la participation des étudiants, du monde syndical, notamment de l’Education, des parents, d’acteurs politiques, à leur tête de LFI et du mouvement écologique. 

Estimant n’avoir reçu «que des miettes et des paroles » ils étaient des centaines de milliers à manifester, hier,  dans les villes françaises, rejoints par des étudiants et des syndicats,  révélant ainsi que le mouvement de contestation de la jeunesse,  a du souffle alors que d’autres dont l’exécutif et l’extrême droite tablent sur son essoufflement,  sur fond de peur de voir cette contestation nourrir davantage  les prémices d’une crise politique, alors que le pays tiendra sa présidentielle avril prochain. La contestation qui semble plus large, avec la présence  d’autres catégories de personnes,  dont les retraités malgré la «décrue» annoncée par le gouvernement dont le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray anticipant même  une baisse des blocages avec environ 200 lycées fermés sur 3 700, les collectifs lycéens et la dynamique de ce mouvement enclenchée septembre dernier, pour exiger des professeurs, l’égalité des chances, notamment par la réhabilitation des établissements vétustes d’écoles  dans certains quartiers défavorisés,  pour ne citer que ceux , à Paris, hier, la mobilisation et les marches ont enregistré, à cet Acte V, un afflux  important, en dépit des violences policières, dénoncées par les lycéens, professeurs et d’acteurs politiques.

 Les réponses de l’exécutif insatisfaites et ne répondent pas aux doléances exprimées depuis septembre  

À Paris, le cortège lycéen et étudiant s’est ébranlé, dans l’après midi de la place d’Italie vers les Invalides et des rassemblements ont eu lieu à Lyon, Marseille, Lille, Toulouse et Bordeaux,ect… avec des revendications inchangées face aux réponses jugées  insuffisantes. Le dispositif sécuritaire était important, notamment dans la capitale française, même dans des  points, pour empêcher les manifestants de rejoindre l’itinéraire. Des échauffourées ont été enregistrée ici et là notamment avec la présence de personnes cagoulées s’en prenant au service de l’ordre  fortement équipé.  Démarré à la mi-septembre, le mouvement dénonce le manque de moyens, les professeurs non remplacés, les bâtiments délabrés, les emplois du temps surchargés et la pression de Parcoursup. L’Union syndicale lycéenne exige toujours la suppression de cette plateforme et un plan de dix milliards d’euros. Les annonces gouvernementales – déploiement de 3 000 professeurs remplaçants, dont 35 % déjà affectés selon Geffray, et des amendements budgétaires, n’ont pas été pour satisfaire les organisations. Des lycéens, des étudiants, des syndicats et des parents ont été  jusqu’à s’interroger sur la rapidité de la trouvaille de 3000  professeurs remplaçants annoncée par le ministre de l’Education, alors que la question du manque de professeurs ne date pas de cette année e bien avant que les  lycéens entament leur mouvement au-delà du premier, en septembre dans un lycée à  Saint Denis    Des personnels de l’Éducation nationale et de l’enseignement supérieur ont rejoint, hier, la contestation et une dizaine de syndicats réclament de meilleurs salaires, l’annulation de suppressions de postes et la levée des barrages de « Parcoursup et Mon Master ». Des blocages d’universités, comme à Paris-Panthéon-Assas, symbolisent déjà cette jonction. De leur côté, les organisateurs visent la convergence avec la mobilisation « contre la vie chère » prévue  ce samedi, 17 octobre, premier jour des vacances de la Toussaint.

R. I.