L’attention portée au secteur de l’agriculture, dictée par l’impératif de la sécurité alimentaire, est traduite dans le projet de loi de finances pour 2027, adopté par le Conseil des ministres le 4 octobre dernier, à travers, notamment, la baisse de la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) à 9 % au lieu de 19 % pour l’acquisition de certains matériels et équipements agricoles.
On sait que la sécurité alimentaire est érigée en priorité nationale et en objectif indispensable à la souveraineté nationale, C’est ce qui ressort des instructions données, à ce sujet, par le président Abdelmadjid Tebboune, lors de réunions du Conseil des ministres. Concrètement, la mesure fiscale concernant la baisse de la TVA pour l’acquisition de certains matériels et équipements agricoles permet d’alléger les charges pesant sur les agriculteurs qui sont engagés dans la modernisation de leur activité de production, avec un impact espéré sur les prix à la consommation des produits maraîchers et des fruits, jugés élevés par les consommateurs. Un impact aussi important est attendu également sur la démarche de réduction de la dépendance de l’économie aux hydrocarbures. Globalement, le secteur de l’agriculture devrait enregistrer une croissance de 4,6% durant les trois prochaines années. Plus spécialement, la production de blé, sur laquelle le gouvernement insiste, devrait atteindre 49 millions de quintaux en 2026 et arriver jusqu’à 64 millions de quintaux en 2029. Dans ce sens, les pouvoirs publics promettent un renforcement de l’accompagnement des agriculteurs et sont déterminés à leur accorder toutes les facilités nécessaires. Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Sid Ali Khaldi, l’a réaffirmé, lors d’une rencontre avec les directeurs des services agricoles de wilaya, consacrée à la préparation de la nouvelle saison agricole, tenue il y a moins de deux semaines, en soulignant l’importance d’une mobilisation totale pour garantir la réussite de la saison agricole 2026-2027. Dans l’immédiat, il s’agit de réussir la campagne labours-semailles grâce au soutien des agriculteurs à travers l’orientation et l’accompagnement technique. Dans ce but, le ministre a appelé à un lancement précoce de la préparation du sol pour tirer profit des premières pluies, au semis en temps opportun, ainsi qu’au respect de l’itinéraire technique et à la préparation à l’irrigation d’appoint. Il a relevé l’importance d’œuvrer à promouvoir et à protéger l’agriculteur, en tant que partenaire clé et catalyseur de la chaîne de production, en mettant à sa disposition tous les moyens nécessaires, notamment les semences, les engrais, la mécanisation, les équipements et le financement, tout en élargissant les superficies cultivées, en vue d’augmenter la production. Il a également appelé à accorder une attention particulière à la qualité et à l’amélioration des rendements à l’hectare, à travers la maîtrise de l’itinéraire technique et de la qualité des semences et des engrais, ainsi qu’à l’exploitation de données et d’informations précises, soumises aux exigences de responsabilité et de redevabilité, dans le cadre du système national de données agricoles. Le ministre a fixé les objectifs : élargir les superficies consacrées à la céréaliculture, introduire de nouvelles variétés de blé et élaborer une cartographie agricole des différentes régions du pays, conformément aux instructions du président Abdelmadjid Tebboune, relative à l’élaboration d’une politique agricole nationale reposant sur une cartographie scientifique précise. Les perspectives du secteur de l’agriculture vont certainement être clarifiées encore plus par le Conseil des ministres que le président Tebboune a décidé de lui consacrer spécialement. Il s’agit, à partir d’une évaluation sérieuse, de prendre les mesures qui permettront d’accroître l’efficacité de ce secteur stratégique, à travers son niveau d’organisation, la numérisation et les investissements qu’il attirera.
M’hamed Rebah

