Accueil À LA UNE ARRÊT DE LA GUERRE : L’Iran campe sur ses conditions

ARRÊT DE LA GUERRE : L’Iran campe sur ses conditions

0

L’agression américano-sioniste contre l’Iran déclenchée le 28 février dernier et la riposte qu’elle a entraînée depuis ce jour, passe par des escalades successives qui s’inscrivent dans la durée et sur fond de débâcle des Etats-Unis qui se sont retrouvés dans une impasse par leur incapacité à terminer la guerre qu’ils ont commencée en appui à l’entité sioniste, sans avoir, de l’avis des spécialistes, ni stratégie ni but réalisable. 

Après le constat de leur échec à en finir en quelques jours avec le « régime iranien » qui a démontré une résilience qui les a surpris, malgré les pertes de dirigeants de premier plan, les pertes humaines dans la population et la destruction d’infrastructures, les agresseurs américano-sionistes sont contraints d’admettre qu’ils ont perdu leur prétendue suprématie. La riposte iranienne a imposé un nouveau cadre dans la région qui rend indésirable la présence de bases américaines. La situation nouvelle réduit le rôle du dollar sur le marché pétrolier du fait du contrôle du détroit d’Ormuz par l’Iran. Ce contrôle favorise les pays alliés de l’Iran et les pays qui ne participent à l’agression américano-sioniste et pénalise lourdement les pays, notamment ceux de la région, qui sont partie prenante de cette agression. 

Les dirigeants iraniens ne cessent d’affirmer que la situation après le 28 février est différente de celle d’avant.  Ainsi, après deux semaines d’examens de haut niveau, l’Iran a transmis sa réponse à la proposition américaine de mettre fin à la guerre par l’intermédiaire du Pakistan. La réponse de l’Iran se compose de 10 points et comprend la réaffirmation de son rejet d’une « trêve temporaire » et la mise en avant de la nécessité d’un arrêt définitif de la guerre, en tenant compte de ses observations. La réponse de l’Iran comprend des demandes telles que la fin des guerres dans la région, l’établissement d’un protocole pour un passage sûr à travers le détroit d’Ormuz, la reconstruction et la levée des sanctions. Les dirigeants iraniens ont affirmé à plusieurs reprises qu’ils sont préparés à une guerre de longue durée et préparés également à toute escalade, ce qu’ils d’ailleurs prouvé par les opérations de lancement de salves de missiles sur l’entité sioniste et les bases et intérêts américains dans la région. 

Au 38e jour de guerre, hier, lundi 6 avril, Téhéran a promis des représailles « encore beaucoup plus dévastatrices » si Donald Trump met à exécution ses menaces. 

À ce propos, en réagissant par un « sans commentaire », aux menaces de Donald Trump concernant le détroit d’Ormuz, la Russie a  traduit le sentiment dominant concernant cette déclaration du président américain. On sait que Donald Trump a renouvelé ses menaces envers l’Iran, exigeant la réouverture du détroit d’Ormuz, faute de quoi « mardi sera une journée de bombardements de ponts et de centrales électriques » à l’intérieur du pays. Hier, un responsable iranien a déclaré que le détroit d’ormuz « ne sera pas ouvert en échange d’un cessez-le-feu temporaire ». Le Kremlin a affirmé que les tensions au Moyen-Orient s’intensifient, que toute la région est plongée dans le chaos et que les conséquences de cette escalade affectent l’économie mondiale. 

Le Kremlin a déclaré : « Nous constatons tous aujourd’hui les conséquences des tensions dans la région, notamment sur l’économie mondiale », soulignant qu’il avait averti « avant le début des hostilités dans la région que ces conséquences étaient inévitables ». Le conseiller du Kremlin, Youri Ouchakov, a confirmé que le détroit d’Ormuz était ouvert à la Russie, après que le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que le passage des navires était soumis au contrôle iranien. 

Dans le même contexte, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a affirmé il y a quelques jours à son homologue russe, Sergueï Lavrov, qu’aucune résolution du Conseil de sécurité de l’ONU concernant le détroit d’Ormuz ne résoudrait la crise, imputant l’escalade aux États-Unis et à l’entité sioniste.  

M’hamed Rebah

Article précédentRÉGIME ÉLECTORAL : Les principales modifications apportées   
Article suivantÉlections législatives : L’ANIE publie les conditions de candidature