Dans un message fort adressé à la nation, le président libanais, Josef Aoun, a rappelé hier que la préservation du sang-froid et de la stabilité intérieure constitue une priorité absolue pour le pays. Selon lui, toute tentative de semer la discorde ou de provoquer des tensions internes « sert les intérêts d’Israël » et représente une menace encore plus grave que les attaques directes de l’occupant.
Lors d’une rencontre avec le patriarche Botros Al-Rahi à Bkerké, le président Aoun a insisté sur le fait que le Liban ne craint ni guerre civile ni agitation interne.
Il a averti ceux qui misent sur la division : « Les conditions ont changé, et l’époque de 1975 est révolue ». Il a par ailleurs réaffirmé la pleine préparation des forces de sécurité pour protéger la stabilité nationale.
Le chef de l’État a également mis en garde contre le rôle destructeur de certains médias, affirmant soutenir la liberté d’expression, mais uniquement si elle est responsable et constructive. Sur le plan sécuritaire et diplomatique, Josef Aoun a fermement condamné les attaques sionistes répétées visant les civils et les villages du Sud du Liban. Il a rendu hommage aux populations locales qui demeurent sur leurs terres, et a souligné que les contacts diplomatiques avec toutes les nations se poursuivent afin de réduire les souffrances liées à la guerre et de garantir les conditions de vie des citoyens. « Recourir à la diplomatie et aux négociations ne signifie pas céder ou se soumettre », a-t-il précisé, affirmant que ces démarches sont nécessaires pour arrêter le cycle de violence et de destruction provoqué par ce qu’il a qualifié de « guerre absurde ». Le président a également dénoncé les attaques ciblant l’armée et les forces de sécurité, rappelant que le militaire libanais agit uniquement dans l’intérêt national.
Une coordination politique consolidée
Sur le plan politique, Josef Aoun a décrit ses relations avec le président du Parlement, Nabih Berri, et le Premier ministre, Nawaf Salam, comme « excellentes », et a confirmé que la coordination entre les institutions se poursuit pour répondre aux responsabilités nationales. Le président a également évoqué ses rencontres avec le président iranien Masoud Pezhikian et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, insistant sur leur engagement mutuel à ne pas intervenir dans les affaires des autres pays. À ce propos, il a précisé que l’ambassadeur iranien n’a pas encore présenté ses lettres de créance et occupe actuellement son poste « sans statut officiel ». Pour conclure, Josef Aoun a présenté ses condoléances aux familles des martyrs libanais et aux forces de l’ONU (UNIFIL), tout en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés.
M. S.













































