Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) a tenu, mardi, une séance consacrée au leadership féminin face aux nouvelles menaces à la paix et à la sécurité, notamment celles liées à l’intelligence artificielle et à la violence fondée sur le genre facilitée par la technologie. Présidée par le Royaume d’Eswatini, cette séance coïncidant avec la célébration de la Journée internationale des femmes participe de l’intérêt accru porté aux répercussions des transformations numériques sur la sécurité et la stabilité dans le continent africain et de la nécessité de renforcer le rôle des femmes dans les processus de prise de décision et de consolidation de la paix. Dans ce cadre, les Etats membres ont discuté des défis croissants imposés par les technologies modernes, notamment la prolifération de la désinformation, les campagnes de diffamation et les menaces numériques ciblant les femmes, en particulier les dirigeantes, ce qui affecte et limite leur participation dans le cyberespace et dans les processus décisionnels. Lors de cette séance, l’ambassadeur d’Algérie et son représentant permanent auprès de l’UA, Mohamed Khaled, a salué les efforts des autorités algériennes en faveur de la promotion des droits des femmes, mettant en avant les politiques et programmes mis en place pour lutter contre la violence à l’égard des femmes, y compris la violence facilitée par la technologie. Il a, en outre, insisté sur la nécessité de renforcer les politiques et les mécanismes juridiques et institutionnels garantissant un environnement numérique sûr et inclusif et de soutenir les initiatives favorisant la participation des femmes dans les domaines de la technologie et de la gouvernance numérique, appelant à renforcer la coopération entre les Etats membres, les institutions régionales et internationales et la société civile pour faire face aux menaces numériques émergentes. Au terme de la séance, les participants ont réaffirmé que l’accession des femmes aux postes de leadership et leur participation effective dans les sphères politique et numérique sont essentielles pour réaliser une paix durable et un développement inclusif sur le continent africain, notamment dans le contexte des transformations technologiques accélérées que connaît le monde. Cette séance du CPS sera sanctionnée par un communiqué contenant une série de recommandations.
R.I.












































