Les conséquences désastreuses de l’agression américano-sioniste contre l’Iran, déclenchée samedi, sont maintenant nettement perceptibles dans le début d’embrasement de la région et les premiers impacts sur le marché des hydrocarbures.
En même temps, les motifs de cette guerre menée contre l’Iran apparaissent mieux à la lumière des déclarations officielles, notamment de responsables américains. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a parlé de « frappe préventive » des États-Unis contre l’Iran, Washington étant, d’après lui, informée de l’action militaire planifiée par l’entité sioniste contre Téhéran avait décidé de frapper la première afin de protéger les troupes américaines d’une riposte attendue. Commentant cet aveu, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé Washington d’avoir fait « le choix d’entrer en guerre pour Israël ». Le ministre iranien a affirmé qu’«il n’y a jamais eu de menace iranienne. Il accuse les partisans de l’entité sioniste d’être responsables du sang versé, tant américain qu’iranien. Pour Abbas Araghchi, les Américains « méritent mieux » et devraient « reprendre le contrôle de leur pays ». Autre élément accablant pour les États-Unis : le ministre des Affaires étrangères d’Oman, Badr Albusaidi, médiateur dans les dernières négociations nucléaires américano-iraniennes, a rapporté que l’Iran a accepté de ne plus constituer de stock d’uranium enrichi pouvant servir à la fabrication d’une bombe, avec un accord de vérification complète par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et une réduction drastique des stocks existants au niveau le plus bas possible. Malgré ces concessions, l’entité sioniste et les États-Unis ont lancé leur guerre contre l’Iran.
L’impact sur les États-Unis
Les conséquences de cette guerre déclenchée sans l’accord du Congrès, se font sentir sur la société aux États-Unis, avec l’annonce des premiers soldats américains tués (plus de 18 et d’autres blessés ainsi que les dégâts matériels sur les bases américaines dans les pays du Golfe). À l’intérieur des États-Unis, la chaîne américaine CNN a rapporté que des milliers de personnes se sont rassemblées pacifiquement dans plusieurs villes, hier, pour condamner et protester contre l’opération militaire américano-sioniste en Iran. Les sondages effectués aux États-Unis montrent qu’une grande partie de la population ne veut pas de cette guerre, alors que des médias américains expliquent qu’elle est davantage au profit de la politique expansioniste sioniste portée par Netanyahu depuis ces dernières années. En même temps, les opinions favorables à la Palestine gagnent du terrain dans la population américaine. Les observateurs prévoient qu’aux élections de mi-mandat, Trump sera mis en minorité et ne pourra pas gouverner comme il veut. En outre, les prix du pétrole ont poursuivi leur progression en milieu de journée hier, augmentant de plus de 5 %, et les prix du gaz en Europe ont bondi de plus de 50 % après l’annonce par QatarEnergy de la suspension de sa production de gaz naturel liquéfié (GNL). La suspension de la production intervient alors que le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz est fortement perturbé.
Les appels à la paix
Alors que la Chine et la Russie (membres du Conseil de sécurité) et d’autres pays déploient des efforts pour réduire l’embrasement dans la région et y ramener la paix, l’Otan a salué l’agression américano-sioniste contre l’Iran. La Grande Bretagne et la France, qui ont toujours travaillé à déstabiliser l’Iran, se sont déclaré disponibles pour aider les agresseurs. Par contre, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a appelé, hier, à la cessation des hostilités, et a évoqué la frappe américano-sioniste contre une école iranienne qui a tué plus de 160 filles. De son côté, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ismail Baghaei, a insisté sur la nécessité pour les pays de la région de comprendre que cette guerre est dirigée contre l’Iran, la région et le monde islamique. Le porte-parole iranien a également affirmé que cette phase passera et que l’Iran sortira de cette épreuve la tête haute. « Nous serons assurément victorieux », a-t-il affirmé. Pour rappel, depuis samedi, l’Iran a lancé plus de quinze vagues de frappes de missiles, en plus de dizaines d’attaques visant l’entité sioniste et des bases et des intérêts américains dans les pays de la région.
M’hamed Rebah













































