Après l’annonce de la mort en martyr du guide suprême iranien l’ayatollah Ali Khamenei, tué dans les frappes américano-sionistes contre l’Iran, la guerre qui embrase déjà le Moyen-Orient est entrée dans une phase d’aggravation qui va sans doute la prolonger au-delà de ce que les agresseurs prévoyaient.
Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé que « l’assassinat du Guide de la Révolution et de la République islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, constitue une guerre ouverte contre les peuples de la région ». Dans un message de condoléances, le président Massoud Pezeshkian a affirmé que « l’assassinat du Guide de la Révolution constitue une guerre ouverte contre les peuples de la région ». Il a ajouté que l’Iran est « déterminé à venger cet acte », soulignant que « riposter aux auteurs et aux responsables de ce crime est un devoir et un droit légitime de la République islamique ». De son côté, Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale, a déclaré : « Nous frapperons les États-Unis et Israël avec une force qu’ils n’ont jamais connue». Il a annoncé à la télévision iranienne d’État qu’ un conseil de direction provisoire sera bientôt formé. Le président, le chef du pouvoir judiciaire et un juriste du Conseil des gardiens assumeront la responsabilité jusqu’à l’élection du prochain dirigeant. L’agence de presse Fars, citant des sources officielles, a rapporté que la fille du guide suprême, son gendre, ainsi que sa petite-fille étaient également tombés en martyrs lors de ces frappes. Le même jour, près de 90 adolescents ont été tués lors d’attaques sionistes et américaines contre trois établissements scolaires dans différentes régions de l’Iran. L’assassinat de Ali Khamenei a suscité une vague d’indignation internationale qui a fait ressortir qu’il s’agit d’un crime prémédité en violation de toutes les normes de la morale humaine et du droit international par les États-Unis et l’entité sioniste violant. Ali Khamenei a été tué sur son lieu de travail, alors qu’il exerçait ses fonctions, aux premières heures de samedi matin. Sa fille, son gendre et sa petite fille ont été tués en même temps. En Iran, à Téhéran et dans d’autres villes, après l’annonce de la mort de l’ayatollah Khamenei, les Iraniens sont sortis dans la rue pour rendre hommage à leur dirigeant chahid et pour marquer leur mobilisation contre l’agression américano-sioniste. Dans plusieurs pays, des manifestations de colère ont eu lieu contre l’agression américano sioniste. Le mécanisme de désignation de son successeur se fait conformément à la Constitution iranienne. L’Assemblée des experts, composée de nombreux érudits religieux, doit se réunir à Téhéran pour choisir le nouveau Guide suprême.
Réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU
Dans un communiqué rendu public samedi, le ministère des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines a relevé que « les négociations conduites dans le cadre de la médiation du Sultanat d’Oman ont suscité et alimenté l’espoir d’une conclusion pacifique des discussions irano-américaines. L’échec de ces négociations qui se manifeste actuellement par une escalade militaire aux conséquences imprévisibles est profondément regrettable. Tout en exprimant sa profonde préoccupation face à ce développement, l’Algérie en appelle à la retenue et au sens des responsabilités en vue d’épargner à l’ensemble de la région du golfe un surcroît d’insécurité et d’instabilité ». Le Conseil de sécurité de l’ONU a tenu samedi soir une réunion d’urgence pour examiner la situation au Moyen-Orient, après les frappes américaines et de l’entité sioniste contre l’Iran. Lors de cette séance, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a condamné l’agression américano-sioniste contre l’Iran et a appelé à un retour immédiat aux négociations «afin de sortir la région, et notre monde, du précipice ».
Fermeture du détroit d’Ormuz ?
Le détroit d’Ormuz est-il fermé de fait? Hier, l’agence Reuters a annoncé que des dizaines de cargos étaient ancrés au large des côtes iraniennes, irakiennes, koweïtiennes et émiriennes, évitant le détroit d’Ormuz et au moins 100 pétroliers supplémentaires étaient ancrés au large des côtes des Émirats arabes unis et d’Oman, à l’extérieur du détroit d’Ormuz.
M’hamed Rebah













































