L’armée sioniste a mené hier à l’aube, des frappes aériennes et des tirs d’artillerie sur plusieurs zones situées à l’est de la ville de Ghaza, tandis qu’une opération de dynamitage a été effectuée à l’est de Khan Younès, dans le sud de la bande de Ghaza, sans que des victimes ne soient immédiatement signalées.
Ces attaques s’inscrivent dans le cadre des violations quotidiennes de l’accord de cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre dernier, accord pourtant présenté comme un pas vers l’apaisement par le soi-disant « conseil de la paix ». Sur le terrain, la réalité est toute autre : les bombardements se poursuivent et les martyrs continuent de tomber. Selon des témoins l’artillerie sioniste a visé plusieurs secteurs à l’est du quartier d’Al-Zeïtoun, à Ghaza-ville, en parallèle à une frappe aérienne sur la même zone, pourtant incluse dans le périmètre de déploiement sioniste défini par l’accord. La marine sioniste a également ouvert le feu en mer au large de Ghaza et du nord du territoire, poursuivant des embarcations de pêcheurs, sans faire de victimes, d’après les mêmes sources. Des tirs ont aussi été signalés dans la zone d’Al-Mawassi, au nord-ouest de Rafah, ainsi qu’une opération de destruction à l’est de Khan Younès. Depuis l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu, les violations sionistes ont causé la mort de 618 Palestiniens et fait 1 663 blessés. Les autorités sanitaires indiquent que le bilan global de l’agression contre la bande de Ghaza s’élève désormais à 72 095 martyrs et 171 784 blessés depuis le début de l’offensive le 7 octobre 2023. Au cours des dernières 24 heures seulement, 9 martyrs et 19 blessés sont arrivés dans les hôpitaux de Ghaza, tandis que de nombreuses victimes demeurent encore sous les décombres ou sur les routes, les équipes de secours étant dans l’incapacité de les atteindre. Depuis le cessez-le-feu le nombre de martyrs a atteint 628, et celui des blessés 1 686, avec 735 corps extraits des ruines.
Fermeture d’Al-Aqsa et multiplication des checkpoints en Cisjordanie occupée
Par ailleurs, le Centre de Ghaza pour les droits de l’Homme a exprimé sa vive inquiétude face à l’intensification des mesures militaires sionistes à El-Qods et en Cisjordanie occupées, parallèlement à l’escalade régionale. Dans un communiqué, il a dénoncé la fermeture de l’esplanade de la mosquée Al-Aqsa à El-Qods occupée, l’expulsion des fidèles et la fermeture de ses principales portes sous prétexte de l’état d’urgence. Le centre a également signalé la fermeture du sanctuaire d’Ibrahim à El-Khalil, transformé en zone militaire, ainsi que le renforcement drastique des barrages en Cisjordanie occupée, où plus de 916 checkpoints et portails militaires sont désormais installés, dont 243 érigés après le 7 octobre 2023, isolant les villes palestiniennes et entravant la liberté de circulation. Selon l’organisation, ces mesures constituent une violation flagrante du droit international humanitaire et des conventions de Genève, et traduisent une politique systématique visant à imposer de nouveaux faits accomplis sous couvert de guerre. Le centre a averti que le silence de la communauté internationale encourage l’impunité et envoie un message dangereux selon lequel les droits des Palestiniens peuvent être suspendus à chaque crise régionale.
Il a appelé les parties contractantes aux Conventions de Genève à intervenir de toute urgence pour lever le blocus, garantir la liberté de culte et mettre fin à toute escalade militaire dans la bande de Ghaza. Malgré les annonces répétées de cessez-le-feu et la mise en avant d’instances présentées comme des mécanismes de paix, la population de Ghaza continue de vivre sous les bombes.
La guerre se poursuit de facto, et les martyrs s’ajoutent chaque jour à une liste déjà tragiquement longue.
M. Seghilani













































