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LA POSITION DE LA RASD RÉAFFIRMÉE : Droit à l’autodétermination et à l’indépendance

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À l’occasion de la célébration du 50e anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), l’Institut national d’études de stratégie globale (INESG) a organisé, ce jeudi, une conférence au cours de laquelle l’ambassadeur de la RASD à Alger, Khatri Addouh, a réaffirmé l’attachement du peuple sahraoui à son droit constant et inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance, soulignant que ce principe constitue «l’essence de toute solution juste et durable au conflit». 

L’ambassadeur a rappelé que la proclamation de la République sahraouie, le 27 février 1976, a marqué « le couronnement d’un processus historique, juridique et de lutte, fondé sur le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, après le retrait de l’administration espagnole». Il a expliqué que le contexte historique confirme la spécificité du territoire du Sahara occidental et son identité distincte avant la colonisation espagnole. Il s’agit, notamment, des «accords conclus par l’Espagne directement avec les habitants du Sahara occidental avant la conférence de Berlin en 1885». C’est la preuve que « le territoire ne dépendait pas du Maroc ». Les arguments juridiques ne manquent pas également : l’ambassadeur sahraoui a rappelé l’inscription de la question du Sahara occidental, depuis 1963, auprès de l’ONU, parmi les territoires à décoloniser, ainsi que les résolutions de l’Assemblée générale appelant à permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination, sans omettre l’avis consultatif de la Cour internationale de justice (CIJ) du 16 octobre 1975, qui a confirmé l’absence de liens de souveraineté territoriale entre le Maroc et le Sahara occidental et rappelé le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Il a, par ailleurs, affirmé que la proclamation de la République sahraouie a « constitué un cadre juridique et politique ayant permis d’organiser la lutte, de consacrer l’unité nationale, de construire les institutions de l’État et de renforcer sa présence internationale », rappelant, par là même, que la République sahraouie est un membre fondateur de l’Union africaine (UA). Malgré les défis et la persistance du conflit, le peuple sahraoui « affiche sa disposition à s’engager dans tout processus sérieux et responsable menant à un règlement juste et définitif garantissant le droit à l’autodétermination conformément à la légalité internationale et aux résolutions onusiennes pertinentes », a affirmé l’ambassadeur, ajoutant que « le déni de ce droit ne fera que prolonger le conflit». De son côté, le directeur général de l’INESG, Abdelaziz Medjahed, a indiqué que la cause sahraouie a réalisé, au cours des dernières décennies, des acquis et des victoires sur les plans politique, militaire, médiatique et juridique, soulignant que l’étape actuelle exige un renforcement de la conscience en exposant les vérités historiques et en rappelant la justesse de la cause sahraouie. Abdelaziz Medjahed a affirmé que la résilience du peuple sahraoui, plus de cinq décennies durant, «reflète la constance de sa position et son attachement profond à ses droits », se disant convaincu que, grâce à sa détermination, le peuple sahraoui finira par atteindre ses objectifs. Des intervenants ont mis en avant les similitudes  entre le système colonial marocain et le système sioniste en Palestine occupée ainsi que le soutien mutuel ente les deux occupants, marocain et sioniste. Cela s’est révélé au grand  jour, en particulier,  après l’annonce du royaume de la  normalisation  de ses relations avec l’entité sioniste. Cette  annonce  a été suivie de l’intensification des accords et coopération militaire et sécuritaire entre Rabat et le système colonial génocidaire en Palestine,  notamment lors de la guerre sioniste  contre les Palestiniens de Ghaza. Alors que le peuple marocain manifeste de façon incessante son opposition  à la normalisation  avec l’entité sioniste. Une nombreuse assistance, dont l’ex-ministre et ex-ambassadeur  d’Algérie en Espagne, Abdelaziz Rahabi,  des  experts  du droit international, des   représentants de la classe politique algérienne, des acteurs de la société civile et des  professionnels des médias étaient présents à cette conférence.  

M. R.

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