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LE PRESIDENT IRANIEN DONNE ORDRE A PROPOS DES VICTIMES DES RECENTS TROUBLES DANS LE PAYS : Publication des noms et libération accélérée des prisonniers

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Le président iranien Massoud Pezeshkian a ordonné la publication des noms de toutes les victimes des récents troubles dans le pays, et a appelé à la libération accélérée des prisonniers, a déclaré mercredi soir son bureau.
Un système est actuellement mis en place pour vérifier les informations concernant les victimes afin d’apporter une « réponse claire » aux fausses informations et aux statistiques inventées de toutes pièces, a écrit sur le réseau social X Mehdi Tabatabaei, adjoint aux communications du bureau de la présidence. Le gouvernement iranien a signalé 3.117 décès au cours des troubles. L’agence de presse Human Rights Activists News Agency (HRANA) basée aux Etats-Unis a quant à elle rapporté au moins 6.000 morts, mais ce chiffre n’a pas pu être vérifié de manière indépendante. Au cours d’une réunion du gouvernement mercredi, M. Pezeshkian a également demandé au ministre de la Justice, Amin-Hossein Rahimi, de travailler avec le système judiciaire afin d’accélérer la libération des personnes arrêtées pendant les troubles, selon un communiqué publié sur le site de la présidence. En outre, il a exhorté les autorités à gérer les cas impliquant des artistes et des figures de la sphère culturelle et sociale par le dialogue plutôt que par la sanction, peut-on lire dans le communiqué. Tout en reconnaissant les « dimensions complexes » des troubles qui agitent le pays, M. Pezeshkian a déclaré que des acteurs étrangers cherchaient à exploiter l’instabilité de l’Iran à leur profit. En parallèle, il a souligné que le gouvernement devait identifier et répondre aux problèmes intérieurs et non faire porter aux forces extérieures toute la responsabilité des événements. Il a notamment ordonné aux gouverneurs des différentes provinces iraniennes de créer des comités spécialisés afin d’enquêter sur les causes des troubles. Le 28 décembre, des vendeurs du Grand bazar de Téhéran ont fermé leurs boutiques pour protester contre la chute du rial et le projet de réduire certaines subventions pour l’alimentation et le carburant. Les manifestations se sont rapidement étendues à tout le pays, prenant une tournure politique et violente. Les autorités iraniennes ont plusieurs fois affirmé que ces troubles avaient été provoqués par des forces étrangères, accusant les Etats-Unis et Israël.

Visite en Turquie sur fond de tensions avec les Etats-Unis
Par ailleurs, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, est attendu vendredi en Turquie pour des entretiens de haut niveau, ont annoncé jeudi des responsables iraniens, alors que les tensions accrues avec Washington coïncident avec un important renforcement militaire américain dans la région. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a confirmé cette visite dans un message publié sur X. Selon lui, ce déplacement s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par Téhéran pour renforcer ses relations avec les pays voisins sur la base du « bon voisinage » et des intérêts régionaux communs. Cette démarche diplomatique survient alors que les relations entre l’Iran et les Etats-Unis restent tendues dans un contexte d’intensification de la présence militaire américaine au Moyen-Orient. Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi qu’une « armada massive », conduite par le porte-avions Abraham Lincoln et plus importante que la force précédemment envoyée au Venezuela, se dirigeait vers l’Iran. Il a averti que « le temps presse » pour que Téhéran parvienne à un accord avec Washington. M. Araghchi a répondu sur X que les forces de son pays étaient prêtes, « le doigt sur la gâchette », à réagir immédiatement et avec force à toute agression. Dans le même temps, il a dit que l’Iran restait ouvert à un accord nucléaire « mutuellement avantageux, juste et équitable », conclu sur un pied d’égalité et sans menaces ni intimidations, qui préserverait le droit de l’Iran à la technologie nucléaire pacifique tout en garantissant qu’il ne cherche pas à se doter de l’arme nucléaire. La Turquie, membre de l’OTAN qui partage une longue frontière avec l’Iran, a appelé à la retenue et à la diplomatie, exprimant son opposition à toute action militaire américaine contre Téhéran. Le chef de la diplomatie turque, Hakan Fidan, a déclaré mercredi à la chaîne Al Jazeera qu’attaquer l’Iran serait une erreur et risquerait de déclencher une nouvelle guerre. Il a ajouté que Téhéran était prêt à reprendre les négociations sur le nucléaire et a appelé Washington à relancer les négociations étape par étape, en commençant par la question nucléaire.

Les Gardiens de la révolution organisera des exercices de « tir réel »
Le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) d’Iran devrait organiser des exercices de « tir réel » dans le détroit d’Ormuz dimanche et lundi, alors que les tensions restent extrêmement élevées entre Téhéran et Washington, a rapporté la chaîne d’information iranienne Press TV. Dans un message publié jeudi sur le réseau social X, Press TV a indiqué que les manœuvres seront menées par la marine du CGRI, qualifiant le détroit de « point d’étranglement pour le transit de 20% du pétrole et du gaz naturel mondiaux ». Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi qu’une « armada massive », dirigée par le porte-avions USS Abraham Lincoln et plus grande que celle récemment envoyée au large du Venezuela, se dirigeait vers l’Iran, et a averti Téhéran que « le temps presse » pour conclure un accord avec Washington. En réponse aux menaces du président américain dans un message publié mercredi sur X, Abbas Araghchi, le ministre iranien des Affaires étrangères, a affirmé : « Nos courageuses forces armées sont prêtes, le doigt sur la gâchette, à répondre immédiatement et puissamment à toute agression ». Lundi, l’Iran a promis une réponse « globale et qui provoquera des regrets » à toute agression.
R. I.

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