Des médias espagnols ont mis en lumière la recrudescence des violations commises par l’occupant marocain contre le peuple sahraoui dans la partie occupée du Sahara occidental, soulignant le silence international et l’absence de toute politique de sanction. Ces reportages insistent sur la détermination du peuple sahraoui à défendre son droit à l’autodétermination et à l’indépendance. Dans ce contexte, le quotidien espagnol El País a publié une interview de l’avocat et docteur en droit international humanitaire, Mohamed Hali, lauréat du prix Front Line Defenders en 2025. Il y dénonce la situation des droits humains dans les territoires occupés et la condition des prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines, ainsi que le risque d’exclusion du peuple sahraoui de tout processus politique de règlement. Mohamed Hali a insisté sur un « détérioration évidente » des droits humains, en particulier depuis octobre dernier, citant les arrestations d’étudiants universitaires et de militants des droits humains à Laâyoune occupée, « qui vivent sous la répression et la menace ». Par ailleurs, le journal La Diario a publié des témoignages de Sahraouis résidant dans la région espagnole des Asturies. Ils y décrivent un « réel désastre en matière de droits humains » dans les villes occupées et réaffirment leur attachement au droit au retour sur leurs terres, à la vie digne et à la construction de leur État une fois la libération totale de leur territoire accomplie. Les intervenants ont également critiqué l’ONU, qu’ils accusent de ne pas avoir respecté ses engagements envers le peuple sahraoui, notamment l’organisation d’un référendum sur l’autodétermination. Ils ont souligné que le peuple sahraoui « connaît son identité et son histoire » et que le Sahara occidental « possède une existence historique avant le colonialisme et poursuivra sa lutte jusqu’à l’indépendance ».
M. S.
















































