La situation sanitaire dans le sud de la bande de Ghaza atteint un seuil critique. Selon le ministère de la Santé de Ghaza, plus de 20 000 patients palestiniens attendent toujours l’autorisation de se rendre à l’étranger pour recevoir des soins médicaux, dont 440 cas considérés comme vitaux. Parmi eux, 4 500 sont des enfants. Le ministère a averti que la poursuite de la fermeture du passage de Rafah par Israël met directement en péril la vie de ces patients. Le manque de médicaments, de fournitures médicales et la destruction des infrastructures hospitalières ont aggravé les listes d’attente pour les traitements à l’étranger. Depuis mai 2024, Israël contrôle et maintient fermé le passage de Rafah, détruisant ses installations lors d’une offensive terrestre. Depuis la fermeture, seulement 3 100 patients ont pu quitter Ghaza, tandis que 1 268 malades sont décédés en attendant l’autorisation de voyager pour leurs soins. Les patients atteints de cancer sont particulièrement touchés, avec environ 4 000 personnes inscrites sur les listes d’attente. Le ministère insiste sur l’urgence d’ouvrir le passage et de faciliter la sortie des patients et des blessés, tout en assurant l’entrée fluide des fournitures médicales nécessaires. Selon lui, cela représente le dernier refuge pour sauver des vies. Dans le contexte politique, Israël a annoncé récemment l’ouverture imminente de Rafah, après la récupération de la dépouille du dernier soldat israélien, Ran Gueli, à Ghaza. Cependant, aucun calendrier clair ni mécanisme précis n’ont été précisés pour la circulation des patients. Parallèlement, les violences persistent. Trois Palestiniens ont été tués et trois autres blessés lors d’un raid israélien sur le quartier de Tel al-Tuffah à Ghaza, marquant une violation quotidienne de l’accord de cessez-le-feu en vigueur depuis octobre dernier. Depuis le début de la guerre d’éradication israélienne en octobre 2023, qui a duré deux ans, plus de 71 000 Palestiniens ont été tués et
171 000 blessés, tandis que 90 % des infrastructures civiles ont été détruites. Le coût de reconstruction est estimé à environ 70 milliards de dollars par l’ONU. Le ministère de la Santé met en garde contre une aggravation des décès et un allongement des listes d’attente si les restrictions sur le passage de Rafah persistent, appelant à une intervention urgente pour permettre aux malades de recevoir les traitements indispensables à leur survie.
M. S.










































