Accueil LA CHRONIQUE DU JEUDI Un reporter dans la foule : Aucun laissé-pour-compte

Un reporter dans la foule : Aucun laissé-pour-compte

0

Depuis lundi dernier, plus aucun algérien n’est laissé sans protection sociale. En effet, ce jour-là, deux ministres, celle de la Solidarité nationale et celui du Travail, ont officiellement lancé la carte électronique (Chifa NDLR) destinée au profit des démunis non assurés sociaux. Il a fallu tout de même une année et demi pour la mise en place d’un dispositif de gratuité des médicaments (prévu par le décret exécutif 24-287 du 22 août 2024) pour ceux et celles qui n’étaient pas inscrits sur les tablettes de la CNAS (Caisse nationale de sécurité sociale). En fait cette formule existait déjà aux profits des cancéreux démunis pour bénéficier gratuitement des médicaments. C’est donc son élargissement aux autres malades. Initialement, cette caisse n’assurait que les travailleurs et les non-salariés (commerçants, professions libérales, artistes, agriculteurs, etc.). Au fil du temps plusieurs autres catégories d’algériens ont été intégrés au système de sécurité sociale, notamment les chômeurs. Il ne manquait plus que les démunis non assurés sociaux. C’est chose faite maintenant. Quel est le profil de ces démunis concernés par le dit décret ? Ce sont les algériens sans aucun revenu, non affiliés à un organisme de sécurité sociale et atteints d’une maladie chronique. C’est la commune de résidence qui est chargée de recevoir les dossiers. Après vérification des pièces du dossier, elle les transmet à la commission de wilaya, dans un délai de 15 jours à partir de la date du dépôt. Celle-ci prend à son tour une décision dans les 15 jours à partir de la réception du dossier. En tout et pour tout, le citoyen est fixé au bout d’un mois. En cas de rejet, un recours, dans un délai d’un mois, auprès du wali est prévu. Ensuite, la décision est transmise à la CNAS qui délivre la carte « Chifa » au demandeur. Ces bénéficiaires sont les derniers à être pris en charge, sous une forme ou une autre, par l’État. Dès son élection, le président Abdelmadjid Tebboune, a révélé de zones d’ombre dans le pays. C’est-à-dire des espaces de vie complètement oubliés par les différents programmes de développement. Sans eau, sans électricité, sans gaz, sans école, sans centre de soins, etc. Il a, dans le même temps, donné des instructions pour réparer, au plus vite, cette injustice. Ce sont plus de 8 millions d’algériens qui vivaient dans plus de 13.000 zones d’ombre à travers le pays. Un budget de plus de 480 milliards de dinars a été alloué à cette opération. Il y a eu ensuite la prise en charge des sans-abri dans différentes villes du pays. Si le phénomène a été sensiblement réduit, il reste des cas de SDF qui s’obstinent à rester dans la rue. La politique mise en place au profit des handicapés est très volontariste. Cela va des normes de construction pour leur faciliter les déplacements, jusqu’aux primes et indemnités en passant par les équipements spécifiques. Les chômeurs n’ont pas été oubliés. Des indemnités leur sont allouées ainsi que la couverture sanitaire. Même les femmes au foyer font l’objet d’une attention particulière de l’État. Celles qui sont chef de famille et sans revenu bénéficient d’une allocation de 7.000 DA. D’autres bénéficient de l’accès au micro-crédit pour l’entrepreneuriat. D’autres encore d’une aide pouvant atteindre 100.000 DA pour création d’une activité comme la couture, tissage, cuisine, etc. Pour les personnes âgées et en plus de centres de vieillesse prévus à leur intention, une plateforme numérique (https://www.mourafaka.dz/) a été lancée. Elle contient de précieuses informations les concernant. Cela va de leur hydratation à la maison jusqu’au signalement d’une personne âgée en situation difficile. Il faut rappeler que la Constitution de 2020 a prévu dans son article 71 que « l’État œuvre à garantir aux personnes âgées aide et protection ». C’est là une constante et une priorité dans la politique réitérée plusieurs fois par le chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune en précisant que le caractère social de l’État est conforme à la déclaration du 1er Novembre 1954. À toutes ces aides, il faut ajouter l’ensemble des produits de première nécessité subventionnés par l’État au profit de l’ensemble de la population sans aucune distinction entre riches ou pauvres. L’Algérie est, sauf erreur, le seul pays au monde offrant une solidarité nationale d’une telle ampleur à ses enfants. Les Algériens ne peuvent qu’apprécier leur chance !

Zouhir Mebarki

zoume600@gmail.com    

Article précédentCode de la route moins coercitif 
Article suivantL’AMBASSADEUR DE LA PALESTINE À ALGER : « Notre peuple perpétue sa lutte pour un État indépendant »