Une fillette palestinienne est décédée, hier mardi, dans le nord de la bande de Ghaza, victime du froid glacial, portant à neuf le nombre d’enfants morts depuis le début de la saison hivernale. Ce triste bilan reflète la détresse humanitaire persistante que vivent de nombreux Palestiniens, hébergés dans des tentes et centres d’accueil dépourvus des besoins élémentaires tels que couvertures suffisantes, vêtements chauds ou moyens de chauffage. La situation humanitaire s’aggrave également en raison du non-respect par Israël de ses engagements prévus par l’accord de cessez-le-feu, notamment l’ouverture des passages frontaliers et l’acheminement des aides humanitaires et des matériaux de reconstruction convenus. Selon des sources médicales, la fillette Shatha Abu Jarad, âgée de sept mois et résidente du quartier Al-Daraj à l’est de Ghaza, est décédée après un arrêt cardiaque soudain provoqué par le froid intense. D’après les prévisions météorologiques, la bande de Ghaza connaît mardi un front froid accompagné d’une masse d’air polaire particulièrement rigoureuse, avec un risque de gel dans de vastes zones durant la nuit. Depuis décembre, plusieurs tempêtes ont frappé la région, causant des inondations et des dommages à des dizaines de milliers de tentes et la destruction partielle de dizaines de maisons déjà fragilisées par les violences sionistes, entraînant la mort et les blessures de nombreux Palestiniens. Le 17 janvier, le ministère palestinien de la Santé avait indiqué que le nombre d’enfants décédés du froid depuis le début de l’hiver s’élevait à huit, après le décès d’un nourrisson de 27 jours.
LE CHEF DE LA DIPLOMATIE RUSSE : « L’État palestinien est la clé de la paix à Ghaza »
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a réitéré, mardi, la position de Moscou en faveur de la création d’un État palestinien, qu’il considère comme un élément central pour le règlement durable de la crise à Ghaza. Cette déclaration intervient dans le contexte de l’initiative du « Conseil de la paix », récemment annoncée par le président américain Donald Trump.
S’exprimant lors d’une conférence de presse consacrée aux résultats de la diplomatie russe en 2025, Lavrov a indiqué que la Russie avait reçu « des propositions concrètes » ainsi qu’un projet de charte concernant ce nouveau mécanisme international. Il a souligné que l’établissement d’un État palestinien, conformément aux résolutions des Nations unies, demeure une condition indispensable à toute solution à long terme au Moyen-Orient. Le chef de la diplomatie russe a insisté sur le fait que ce principe conserve toute sa pertinence, malgré les nouvelles initiatives diplomatiques en cours, notamment celle portée par Washington. Selon lui, la stabilité régionale ne peut être atteinte sans la mise en œuvre effective des décisions internationales relatives aux droits du peuple palestinien. Pour rappel, le président américain, Donald Trump, a récemment annoncé la création d’un « Conseil de la paix » destiné à traiter la situation à Ghaza, invitant plusieurs pays, dont la Russie et la Biélorussie, à rejoindre cette instance. Cette initiative suscite des réactions contrastées sur la scène internationale, alors que les discussions sur l’avenir politique de la région restent profondément marquées par des divergences persistantes.
M. S.










































