Sans surprise, connaissant leurs traditions en la matière, les États-Unis ont bombardé le Vénézuéla et enlevé son Président, Nicolas Maduro, et son épouse emmenés par les militaires américains hors du pays.
Cela s’est passé dans la nuit du 2 au 3 janvier. Le but évident de cette agression est connu de tous : prendre de force le pétrole vénézuélien (premières réserves mondiales en 2025 avec 303 milliards de barils). Dans une déclaration officielle, le Vénézuéla a dénoncé, devant la communauté internationale, l’agression militaire très grave perpétrée par le gouvernement actuel des États-Unis d’Amérique contre le territoire et la population vénézuéliens dans les localités civiles et militaires de la ville de Caracas, capitale de la République, ainsi que des États de Miranda, Aragua et La Guaira. « En stricte conformité à l’article 51 de la Charte des Nations unies, le Vénézuéla se réserve le droit d’exercer la légitime défense pour protéger son peuple, son territoire et son indépendance », lit-on dans la déclaration qui appelle « les peuples et gouvernements d’Amérique latine, des Caraïbes et du monde entier à se mobiliser activement en solidarité face à cette agression impériale ». Les premières réactions sont venues des présidents de Colombie et de Cuba qui ont condamné l’agression militaire américaine contre le Vénézuéla. La Résistance palestinienne a condamné fermement « l’agression américaine contre le Vénézuéla et l’enlèvement du Président Maduro et de son épouse, qui constituent une grave violation du droit international ». Certains alliés des États-Unis ont dénoncé l’agression américaine contre le Vénézuéla et l’enlèvement de son Président. À Caracas et dans d’autres villes du pays, les manifestants vénézuéliens clament que le peuple soutient le Président et « nous ne quitterons pas les rues tant que le Président Maduro ne sera pas rentré ». Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré que l’intervention des États-Unis au Vénézuéla créait un dangereux précédent.
Il a exprimé sa « profonde préoccupation » face à l’escalade dramatique de la situation au Vénézuéla, qui a culminé avec une opération militaire américaine ayant conduit à l’arrestation du Président Nicolás Maduro, selon un communiqué de presse publié hier par son porte-parole, Stéphane Dujarric qui a indiqué que le Secrétaire général considérait ces événements comme un « précédent dangereux » susceptible d’avoir de graves conséquences pour la stabilité de l’Amérique latine. Il a ajouté : « Le Secrétaire général continue de souligner l’importance, pour toutes les parties, de respecter pleinement le droit international, notamment les principes de la Charte des Nations unies », insistant sur le fait que « le mépris du droit international menace la paix et la sécurité internationales ». Cette prise de position intervient dans un contexte de vaste débat international sur la légitimité de l’intervention militaire américaine au Vénézuéla, en l’absence de mandat du Conseil de sécurité, ce qui soulève des questions fondamentales quant au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des États souverains. En Russie, le vice-président du Conseil de sécurité, Dmitri Medvedev a déclaré que l’opération militaire américaine à Caracas a prouvé que tout pays se doit de renforcer ses forces armées ». Il a ajouté que « l’opération militaire américaine a eu lieu dans un pays indépendant qui ne représentait aucune menace pour les États-Unis ».Le Mexique et le Brésil ont également dénoncé cette agression américaine contre le Vénézuéla. Le Président brésilien a déclaré qu’ «attaquer des pays en violation flagrante est un premier pas vers un monde dominé par la violence, le chaos et l’instabilité ». Le ministère russe des Affaires étrangères a exhorté les États-Unis à libérer le Président vénézuélien et son épouse, compte tenu des informations confirmées concernant leur présence aux États-Unis. Le communiqué russe souligne « la nécessité de créer les conditions d’un règlement par le dialogue de tout différend existant entre les États-Unis et le Venezuela.»
M’hamed Rebah













































