Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemâa, a révélé une baisse des taux de criminalité liés aux bandes de quartiers enregistrés récemment, estimant que ce résultat intervient grâce aux mesures juridiques appliquées et à l’implication des citoyens dans cette démarche, à travers la culture du signalement.
Lors d’une plénière consacrée aux questions orales, au Conseil de la nation, le ministre a indiqué qu’ « une baisse notable des taux de criminalité liée aux bandes de quartiers a été enregistrée, reflétant ainsi le rôle majeur du dispositif juridique de dissuasion et les efforts des services de sécurité, ainsi que l’implication des différentes catégories de la société dans cette démarche, à travers la culture du signalement ». À cette occasion, Boudjemâa a présenté des statistiques relatives à ce type de crime, faisant état d’ «une baisse du nombre des condamnés, passant de 1628 personnes en 2022 à 1500 en 2023, puis à 1100 en 2024 ». Il a également précisé que le taux des mis en cause placés dans les établissements pénitentiaires pour des affaires de bandes de quartiers est « très faible », par rapport aux taux enregistrés dans les affaires de stupéfiants. Dans ce cadre, le ministre a mis en avant les efforts de l’État dans la lutte contre ces bandes, à travers l’élaboration d’une « stratégie nationale » visant à préserver la sécurité et la quiétude et à protéger les citoyens et leurs biens, soulignant la protection garantie aux victimes notamment en matière de « prise en charge psychosociale et de facilitation de leur recours à la justice », ainsi que les sanctions appliquées contre ces bandes pouvant aller jusqu’à la réclusion à perpétuité.
Divorces : faire prévaloir la réconciliation
Répondant à une question relative à la hausse des taux de divorce, Boudjemâa a appelé à ancrer la « culture de réconciliation » au sein de la société, à travers l’activation des traditions et coutumes algériennes et la mobilisation de tous les intervenants pour endiguer ce phénomène. S’agissant du rôle des jurés au sein du tribunal criminel, le ministre a estimé que leur implication constitue « une condition essentielle » pour garantir un procès équitable, d’autant plus que leur présence permet d’instaurer un climat de confiance chez les accusés et de conférer une dimension humaine aux décisions rendues.
Ania N.












































