Pour sa part, le ministre de la Santé Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a appelé à « la nécessité d’une coordination entre les pays africains pour faire du continent un pôle pharmaceutique mondial, d’autant qu’il dispose des moyens à même de concrétiser cet objectif, réitérant l’engagement de l’Algérie à contribuer efficacement à la dynamique africaine dans le domaine de l’industrie pharmaceutique ».
Pour le ministre, «la souveraineté pharmaceutique africaine n’est pas un rêve lointain, compte tenu de la richesse humaine et des capacités scientifiques et économiques dont dispose le continent pour devenir un pôle pharmaceutique mondial », précisant que la réalisation de cet objectif exige « une coordination étroite » entre les États, la dynamisation des mécanismes régionaux de coopération, en sus de la création de centres de production pharmaceutique à dimension continentale ». Ce dernier a souligné que « le développement de l’industrie pharmaceutique et le renforcement de la souveraineté sanitaire en Afrique sont « une priorité commune qui exige une volonté politique collective et une large coopération régionale », ajoutant que «la conjoncture actuelle exige des réformes profondes pour ancrer le concept de souveraineté sanitaire, basée sur l’indépendance pharmaceutique, l’innovation et la solidarité régionale ». Selon lui, « la production nationale dans le domaine pharmaceutique n’est plus un simple choix industriel, mais constitue désormais un pilier pour la sécurité sanitaire, le développement économique et la stabilité sociale », a-t-il souligné, estimant que « le renforcement des capacités locales garantit l’accès aux médicaments essentiels, réduit les perturbations dans l’approvisionnement et permet de lutter contre les produits contrefaits ». Évoquant les principales conditions nécessaires à la réalisation de cet objectif, Aït Messaoudène a appelé à « mettre en place un cadre réglementaire moderne et cohérent fondé sur les normes internationales, à accélérer l’harmonisation règlementaire africaine, à simplifier les formalités d’enregistrement des produits et à renforcer les capacités des organismes nationaux des médicaments », tout en mettant l’accent sur « l’importance de la qualité ». Le ministre a, en outre, mis en avant, « l’importance de développer des partenariats industriels forts fondés sur la recherche, l’innovation, la biotechnologie et les technologies numériques de santé, ainsi que de promouvoir les partenariats public-privé et d’établir des zones industrielles spécialisées dans les industries pharmaceutiques, avec la nécessité de créer un climat attractif pour les investisseurs et protecteur des intérêts stratégiques des pays africains ».
D’après le ministre, « la qualification du capital humain constitue la base de toute industrie performante », appelant à « renforcer la formation, étant un élément crucial, afin d’assurer la qualité de la production et attirer les investissements ».
L. Z.













































