Le Représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies, Amar Bendjama a affirmé que la décision du Conseil de sécurité de prolonger le mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) ouvre la voie à un nouveau chapitre pour le Liban et le Moyen-Orient, relevant que, sans mettre fin à l’occupation par l’entité sioniste des territoires arabes, la paix et la stabilité dans la région « resteront hors de portée».
Suite à l’adoption par le Conseil de sécurité de la résolution 2790 prorogeant pour la dernière fois le mandat de la Finul jusqu’au 31 décembre 2026, Bendjama a précisé que cette décision « ouvre la voie à un nouveau chapitre pour le Liban et le Moyen-Orient », ajoutant que sa mise en œuvre « doit être globale et non sélective, et couvrir l’ensemble des engagements », y compris ceux que l’entité sioniste continue d’ignorer. Le diplomate algérien a également souligné «la nécessité pour le Conseil de sécurité de rester prêt à réexaminer cette décision à la lumière des évolutions futures, selon la situation sur le terrain et les options que présentera également le Secrétaire général de l’ONU ». Dans ce sillage, il a affirmé que l’Algérie « croit fermement que les décisions du Conseil de sécurité relatives aux missions de paix doivent être guidées par la volonté et l’accord du pays hôte et doivent se fonder sur la réalité sur le terrain ». Bendjama a évoqué, dans son intervention, le rôle et les missions confiés à la (Finul), précisant que cette mission « demeure essentielle pour garantir la stabilité au Liban et dans la région, d’autant plus qu’elle a joué un rôle central dans la réduction des tensions, la prévention de mauvaises interprétations et le soutien au cessez-le-feu, en contribuant à la stabilité régionale », a-t-il dit.
« L’entité sioniste ne respecte toujours pas ses engagements »
Le représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies a rappelé que la Finul, créée en 1978, avait pour mission de surveiller et de vérifier le retrait de l’entité sioniste du Liban, de rétablir la paix et la sécurité internationales et d’aider le Gouvernement libanais à étendre son autorité sur l’ensemble du territoire national, des objectifs qui restent au cœur de son mandat, a-t-il soutenu. S’interrogeant si la Finul avait rempli entièrement son mandat, Bendjama a répondu: «Il est clair que la réponse est non, car des territoires libanais demeurent sous occupation sioniste», appelant à ce titre la communauté internationale à poursuivre son soutien au Liban afin qu’il jouisse de stabilité et de prospérité. Sans mettre fin à l’occupation sioniste des territoires arabes, la paix et la stabilité dans la région resteront hors de portée», a-t-il mis en garde, soulignant que l’entité sioniste n’avait toujours pas respecté ses engagements en vertu de la résolution 1701 et du dispositif de cessation des hostilités.
« Le niveau de barbarie atteint par l’entité sioniste dépasse l’entendement »
« Je ne parlerai pas de la privation, de la violation des terres palestiniennes ni des actes provocateurs menaçant la sainteté d’Al-Aqsa, mais je me concentrerai sur la souffrance à Ghaza, où le niveau de barbarie atteint par les pratiques de l’entité sioniste dépasse l’entendement ». C’est ce qu’a déclaré, par ailleurs, Amar Bendjama, devant le Conseil de sécurité au sujet de la situation en Palestine, ajoutant que l’Algérie a appelé « à un cessez-le-feu immédiat, inconditionnel et durable, condition indispensable pour mettre fin à l’occupation à Ghaza ». Relevant que « l’entité sioniste n’a pas respecté l’accord de cessez-le-feu et a poursuivi sa politique agressive contre le peuple palestinien sans défense, Bendjama a souligné que « l’enfer à Ghaza ne peut être décrit. Il s’étend aujourd’hui à une famine massive, délibérément provoquée par l’agression sioniste, et cette famine s’aggravera le mois prochain si des mesures rapides et concrètes ne sont pas prises pour mettre fin à cette tragédie ».
« La famine qui plane aujourd’hui comme une ombre sur Ghaza ne peut être dissimulée par des aides illusoires. En raison de sa politique d’affamement, l’entité sioniste interdit l’entrée des journalistes internationaux à Ghaza afin que leurs voix ne parviennent pas au monde », a encore affirmé le diplomate algérien, notant que « 245 journalistes ont perdu la vie, alors qu’ils ne portaient aucune arme, mais seulement leur voix. Pourtant, le Conseil de sécurité et la communauté internationale n’ont toujours pas réagi à ces crimes ».
Ania N.