La sélection algérienne d’athlétisme des moins de 18 ans a conclu sa participation à la 11e édition des Championnats arabes de la catégorie avec une moisson honorable de 18 médailles. Malgré une unique breloque en or, les jeunes athlètes ont montré un bel esprit de compétition à Tunis, où ils ont terminé à la 8e place au classement général. Cette performance illustre la vitalité de la relève algérienne, appelée à franchir de nouveaux paliers dans les prochaines années.
L’événement, organisé au Complexe sportif Radès de Tunis, a réuni dix-huit nations arabes, parmi lesquelles figurent l’Égypte, le Maroc, la Syrie, l’Irak, la Jordanie, ainsi que la Tunisie, pays hôte. Dans ce contexte de forte concurrence régionale, l’Algérie a tiré son épingle du jeu grâce à la régularité de ses jeunes, qui ont su briller dans différentes disciplines, tant sur piste qu’au niveau des concours. La seule médaille d’or algérienne a été remportée par Abdelkader Mahrez, qui s’est imposé sur le 10.000 mètres marche. Sa victoire est un signe fort, car elle démontre que l’Algérie conserve une tradition solide dans les épreuves d’endurance et de résistance.
Mais la véritable richesse de cette campagne réside dans les 13 médailles d’argent. Plusieurs athlètes se sont distingués, comme Mouatez Belhabib (longueur), Mourad Brakni (hauteur) ou encore Yasmine Bouallaga (800 mètres). Les relais garçons et filles sont également montés sur la deuxième marche du podium, confirmant une homogénéité collective. Ces résultats reflètent une génération prometteuse, capable de rivaliser avec ses voisins malgré un manque d’expérience internationale.
Une relève en construction
À côté de ces médailles d’argent, l’Algérie a décroché quatre bronzes, obtenus par Inès Ayache (hauteur), Narimène Djalit (100 m haies), Fatma Zohra Guessoum (5000 m) et Yasmine Belefou (perche). Ces podiums traduisent la diversité des talents algériens, présents aussi bien dans les courses de fond que dans les concours techniques.
Si la place finale de 8e peut paraître modeste face à la domination habituelle de pays comme l’Égypte ou le Maroc, elle doit être replacée dans son contexte : l’Algérie a surtout privilégié l’expérience et la formation de jeunes athlètes qui seront appelés à défendre les couleurs nationales dans les compétitions africaines et mondiales à venir. Les Championnats arabes U18 constituent en effet une vitrine essentielle pour jauger le potentiel de la nouvelle génération. Dans un sport où la préparation de long terme est capitale, engranger des podiums, même sans dominer le tableau des médailles, reste un signe encourageant. Le travail de structuration et de détection mené ces dernières années commence à porter ses fruits, et ces résultats sont un premier pas vers de plus grandes ambitions.
En définitive, la délégation algérienne repart de Tunis avec la satisfaction d’avoir tenu son rang et d’avoir révélé de nouveaux visages prometteurs. L’avenir dira si cette génération saura transformer ces médailles de jeunesse en succès confirmés sur la scène africaine et mondiale.
M. A. T.