Quarante-cinq personnes, dont des Marocains, ont été interpellées en Italie dans le cadre d’enquêtes sur des groupes criminels impliqués dans le trafic international de drogues, rapportent jeudi des médias.
C’est le fruit de longues enquêtes menées pendant des années et d’une vaste opération dans plusieurs régions d’Italie, menée par la Direction antimafia du district de Brescia (nord), avec le soutien du Service opérationnel central (SOC). Les autorités avaient reçu 45 mandats d’arrêt, 30 sont des mandats d’arrêt pénitentiaires, 12 des assignations à résidence et 3 des mandats de sursis, selon les médias. Les enquêteurs sont tombés sur deux principaux groupes criminels qui géraient des réseaux de trafic de drogue, l’un dans la province de Brescia et l’autre entretenant des liens étroits avec les familles mafieuses de la Ndrangheta, organisation mafieuse de la région de Calabre, située dans le sud de l’Italie. Le premier groupe criminel disposait d’un réseau bien développé de trafic de cocaïne en provenance de Colombie, la drogue transitant par le Maroc et l’Espagne, tandis que le second groupe, lié aux familles mafieuses de la Ndrangheta, opérait principalement dans la province de Brescia, où il avait installé un centre de stockage de drogue en provenance de l’étranger. En tout, 45 individus, dont des Marocains, ont été arrêtés lors de cette opération. De plus, les enquêteurs ont saisi plus de 135 kg de cocaïne, 90 kg de cannabis, 3 kg de marijuana et des armes de gros calibre, ainsi que des moyens de transport. Les enquêteurs ont également découvert des méthodes sophistiquées de dissimulation de la drogue, notamment l’utilisation de camions-citernes et d’entrepôts dans des carrières. Le Maroc est souvent cité quand il s’agit de trafic de drogue vers l’Europe. Selon l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), le Maroc reste le plus grand producteur et exportateur de résine de cannabis au monde, avec une production estimée à plus de 700 tonnes par an.
R. I.