Une nouvelle fois, les ministres du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) ont mis en garde contre les appels à suspendre les investissements.
Ces appels sont malavisés et « porteront atteinte à la sécurité énergétique », ont-ils souligné lors de leur 26e réunion tenue à Téhéran (Iran). Dans la déclaration finale de cette réunion, tenue dimanche, le GECF insiste, au contraire, sur l’importance d’investir en temps opportun dans la chaîne de valeur du gaz naturel. En outre, explique le GECF, dans la déclaration publiée sur le site web de l’organisation, ces appels risquent d’accentuer la volatilité des marchés et d’entraver les progrès vers les objectifs de réduction des émissions mondiales. Le GECF appelle par ailleurs à une collaboration multilatérale « plus forte » pour garantir une approche équilibrée et inclusive de la gouvernance mondiale de l’énergie, tout en répondant aux défis liés à la sécurité énergétique, à l’accessibilité financière et à la durabilité environnementale. La déclaration met également en avant l’importance « cruciale » de protéger les infrastructures gazières aux niveaux national et international afin de garantir un flux sûr et ininterrompu de gaz naturel. Les participants à cette réunion ont également souligné « l’importance de l’unité et de la solidarité entre les pays membres du GECF, conformément à la Déclaration d’Alger issue du 7e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement ». Tout en exprimant leur « profonde préoccupation face à l’escalade des tensions géopolitiques au Moyen-Orient », les ministres du GECF ont réaffirmé leur solidarité avec les populations de cette région en proie aux hostilités en cours, et ont appelé à « une résolution juste et durable de la question palestinienne afin d’assurer la paix et la stabilité dans la région ». Il a été décidé de tenir la 27e réunion ministérielle du GECF à Doha au cours du dernier trimestre de 2025 et d’organiser le 8e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du Forum en 2026 en Russie. Le GECF compte 12 membres permanents : l’Iran, la Russie, le Qatar, l’Algérie, la Bolivie, la Guinée équatoriale, la Libye, le Nigeria, Trinité-et-Tobago, les Émirats arabes unis, le Venezuela et l’Egypte ; et 8 membres observateurs : l’Angola, l’Irak, l’Azerbaïdjan, la Malaisie, la Mauritanie, le Mozambique, le Pérou et le Sénégal.
Les activités de la délégation algérienne
Lors de la séance d’ouverture de la réunion ministérielle, présidée par le ministre du Pétrole iranien, Mohsen Paknejad, le secrétaire général du ministère de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Abdelkrim Aouissi, a affirmé, en sa qualité de représentant du ministre d’État, ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Mohamed Arkab, l’importance du renforcement de la coopération entre les États membres, notamment face aux défis auxquels est confronté le secteur énergétique mondial. Dans son intervention, Abdelkrim Aouissi a rappelé le grand succès réalisé par le 7e Sommet des chefs d’État et de gouvernement des pays membres du GECF, organisé par l’Algérie en mars 2024 et sanctionné par la Déclaration d’Alger qui représente une feuille de route visant à réaliser un avenir énergétique durable dans lequel le gaz naturel joue un rôle crucial. Il a évoqué le rôle de l’innovation technologique dans la réalisation des objectifs énergétiques, et a mis en avant les efforts de l’Algérie pour appuyer le secrétariat du Forum dans l’accélération de la mise en œuvre de l’Institut de recherche sur le gaz (GRI), basé à Alger. Pour sa part, en marge de sa participation avec la délégation algérienne aux travaux de la 26e réunion ministérielle du GECF, le Président directeur général (PDG) du groupe Sonatrach, Rachid Hachichi, a rencontré ses homologues parmi les responsables d’entreprises relevant des Etats membres du GECF. Rachid Hachichi a également rencontré les ministres qatari et libyen de l’Energie, avec lesquels il a évoqué « les moyens de renforcer la coopération dans le domaine de l’énergie et d’explorer de nouvelles opportunités d’investissement ».
M’hamed Rebah