Au moins douze civils palestiniens sont tombés en martyrs hier matin et plusieurs autres ont été blessés lors de frappes aériennes et de tirs d’artillerie israéliens ciblant diverses zones de la bande de Ghaza, marquant le 308e jour du conflit israélo-palestinien en cours.
Dans l’une des attaques les plus meurtrières, quatre personnes ont été tuées et d’autres blessées après que l’armée israélienne a bombardé une maison appartenant à la famille Matar dans le camp de réfugiés de Nuseirat, situé au centre de Ghaza. Des sources locales ont confirmé que les corps des victimes ont été récupérés et les blessés transportés vers les hôpitaux Al-Awda et Al-Aqsa. Dans une autre frappe, deux résidents de Ghaza ont été tués et plusieurs autres blessés lors d’une attaque israélienne sur le camp de réfugiés de Maghazi, également situé dans le centre de Ghaza. Par ailleurs, des équipes d’urgence ont récupéré les corps de deux autres victimes, dont un enfant, dans la ville d’Abasan à l’est de Khan YounÈs, au sud de la bande de Ghaza. Un jeune homme a également été abattu par des tireurs d’élite israéliens dans la même zone. Une autre attaque aérienne israélienne a frappé une maison à l’est du camp de réfugiés de Jabaliya, dans le nord de Ghaza, blessant 18 personnes, dont des enfants. Jeudi, des avions de guerre israéliens ont mené plusieurs frappes aériennes sur Khan YounÈs, dans le sud de l’enclave palestinienne, parallèlement à de nouveaux ordres d’évacuation émis par l’armée israélienne pour plusieurs quartiers de la ville. Depuis le début de l’offensive israélienne contre Ghaza le 7 octobre 2023, le bilan s’élève à 39 699 morts parmi les Palestiniens, en majorité des femmes et des enfants, ainsi qu’à 91 722 blessés. Des milliers de victimes restent piégées sous les décombres, inaccessibles aux équipes d’urgence et de défense civile en raison des frappes israéliennes.
Un porte-parole de Guterres dénonce les déplacements forcés
Le porte-parole adjoint du secrétaire général de l’ONU, Farhan Haq, a dénoncé la persistance des violences et des déplacements forcés des Palestiniens en Cisjordanie occupée. Lors d’une conférence de presse mercredi, M. Haq a souligné que « les massacres, les déplacements de Palestiniens, la démolition de leurs maisons et la destruction des infrastructures publiques se poursuivent sans relâche ». Ses déclarations faisaient écho au dernier rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), qui a révélé qu’au moins 16 Palestiniens, dont deux enfants, ont été tués lors de raids des forces d’occupation entre le 30 juillet et le 5 août. En parallèle, M. Haq a mentionné que plus de deux douzaines d’attaques perpétrées par des colons sionistes ont causé des blessures et des dégâts matériels parmi les Palestiniens durant la même période. Le porte-parole a également souligné que les bombardements continus de l’entité sioniste sur Ghaza compromettent gravement la capacité des organisations humanitaires à fournir des secours d’urgence, provoquant des « pertes massives ». Le rapport de l’OCHA met en lumière que les ordres d’évacuation répétés à Ghaza entraînent un cycle incessant de déplacements forcés, rendant de plus en plus difficile l’accès des Palestiniens à l’aide humanitaire indispensable. En conséquence, les conditions de vie dans l’enclave palestinienne se détériorent, avec une propagation alarmante des maladies épidémiques due à la pollution de l’eau, à la surpopulation et à des conditions sanitaires déplorables.
Le MAE palestinien condamne les déclarations sionistes justifiant le refus d’aide alimentaire à Ghaza
Le ministère palestinien des Affaires étrangères et des Expatriés a fermement condamné les récentes déclarations d’un ministre sioniste justifiant le refus d’aide alimentaire aux deux millions de Ghazaouis, qualifiant ces propos « d’aveu explicite » de l’adoption d’une politique de génocide. Le ministère a souligné que cette déclaration, affirmant qu’il pourrait être « justifié et moral » de laisser l’entité sioniste « faire mourir de faim deux millions de civils », constitue une violation flagrante du droit international et des principes humanitaires. Le ministère a également dénoncé cette déclaration comme un défi direct à la Cour internationale de justice (CIJ) et à ses ordonnances, ainsi qu’un mépris des décisions de légitimité internationale et du consensus global sur la protection des civils et la garantie de leurs besoins humanitaires fondamentaux. Le ministère palestinien a appelé la Cour pénale internationale (CPI) à émettre un mandat d’arrêt contre ce responsable sioniste pour avoir soutenu une politique de génocide, tout en exhortant la communauté internationale à condamner cette position.
L’UE qualifie d’’’ignominieuses’’ les remarques sionistes sur l’affamement des civils
L’Union européenne (UE) a vivement condamné les remarques d’un dirigeant sioniste qui a jugé « justifié et moral » d’affamer les Palestiniens de la bande de Ghaza, et a appelé l’entité sioniste à « prendre clairement ses distances » par rapport à ces déclarations. Dans un communiqué publié mercredi soir, l’UE a exprimé son indignation : « L’Union européenne condamne fermement ces propos. » Elle a qualifié les déclarations du responsable sioniste, affirmant qu’il pourrait être « justifié et moral » de laisser « faire mourir de faim deux millions de civils », d' »ignominieuses ». L’UE a demandé à l’entité sioniste de se distancer sans réserve des propos de ce responsable. Depuis le début de l’agression sioniste contre la bande de Ghaza le 7 octobre 2023, la situation humanitaire dans ce territoire palestinien assiégé est catastrophique, avec presque 2,4 millions d’habitants souffrant de graves pénuries alimentaires après avoir été déplacés.
Le MAE turc exige des sanctions contre Israël
Le ministre des Affaires étrangères turc, Hakan Fidan, a affirmé que les partisans d’Israël dans sa guerre contre Ghaza, sans réserve aucune, sont complices du massacre commis dans la région. Cela a été déclaré lors d’une conférence de presse conjointe, ce vendredi, avec le vice-Premier ministre du Monténégro chargé des relations internationales, le ministre des Affaires étrangères Ervin Ibrahimović, à Istanbul. Fidan a déclaré que « les partisans d’Israël, sans réserve aucune, sont complices du massacre que connaît Ghaza ». Il a ajouté que « les auteurs du massacre à Ghaza ne doivent pas échapper à la justice et il est impératif que ces criminels soient jugés tôt ou tard devant les tribunaux internationaux ». Fidan a insisté sur la nécessité pour la communauté internationale de faire pression sur Israël en ce qui concerne l’aide humanitaire à Ghaza et d’éviter que les Palestiniens ne soient condamnés à la famine. Il a mentionné que la Turquie, dès le début, a soutenu la cause de génocide soumise par l’Afrique du Sud contre Israël devant la Cour internationale de justice et y a adhéré. Il a indiqué que la région ne peut supporter plus de tensions, de nouveaux conflits et de guerres, en soulignant la nécessité pour Israël de mettre fin à son agression contre Ghaza. Il a poursuivi : « Je lance un appel à ceux qui soutiennent Israël sans réserve et aux pays qui envoient constamment des armes à Israël. Il est clair qui exacerbe les tensions. Cessez de faire payer les autres. La réalisation de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient passe par la maîtrise de la folie d’Israël ». Le ministre turc a souligné que si personne ne veut assumer plus de responsabilités morales, il faut arrêter Israël, ajoutant : « Nous, en Turquie, voulons la paix et la stabilité dans notre région ».
M. Seghilani













































