Il convient de saluer toutes les mesures prises à l’encontre des différentes mafias et lobbies qui continuent à ce jour de perturber le marché national, et de s’en mettre plein les poches, au dépens du citoyen algérien, son bien-être…
Le mérite, surtout, d’avoir joint l’acte à la parole, en ces temps où la dissuasion est le meilleur remède contre l’abus de confiance, de surcroit quand il s’agit d’objectifs à caractère socio-économiques. Il aura fallu que le ministère du Commerce resserre les vis et brandit la menace juridique, pour que l’approvisionnement continu et la maîtrise des prix, puissent relativement fonctionner. Notamment en raison de la hausse injustifiée des prix de certains produits, ce qui a mené vers l’intensification des enquêtes de terrain et des opérations de contrôle, effectuées au niveau des importateurs et grossistes. Le cas de la banane en est l’exemple parfait, c’est du moins l’un des dossiers qui caractérisent le marché local, en cette première moitié de l’année 2024.
Retrait du document de domiciliation bancaire
Dans un communiqué, dimanche dernier, le ministère du Commerce et de la Promotion des exportations a annoncé avoir « retiré définitivement le dossier de domiciliation bancaire de deux opérateurs économiques activant dans l’importation de bananes, outre le lancement de poursuites judiciaires à leur encontre dans le cadre de la loi sur la spéculation », en dépit de « l’avertissement préalable adressé par les services du commerce et de la promotion des exportations à ces deux opérateurs le 7 avril 2024, sur l’impératif de respecter la structure des prix ». Le ministère a également expliqué que « la poursuite de ces efforts a pour objectif le suivi des prix, la stabilité des marchés et la protection des droits des consommateurs ». La même source a « appelé tous les opérateurs économiques à « respecter les lois et les instructions émises par le secteur ». Pour rappel, le ministre avait, le premier jour de l’Aïd-el-fitr, lancé « un appel au boycott de la banane pour faire baisser son prix très élevé, atteignant 470 dinars le kilogramme ». Tayeb Zitouni avait, à cet égard, mis en valeur « la contribution du citoyen » dans cette manœuvre, et pointé du doigt les spéculateurs. « Ils l’importent à un demi-dollar le kilogramme, et le prix de revient ne dépasse pas les 200 dinars le kilogramme, et arrive ensuite chez le citoyen à 550 ou 600 dinars », avait dénoncé Zitouni, ordonnant de ce fait « la saisie des bananes dont le prix de gros est de 470 dinars le kg ».
Le ministère a également assuré que d’autres enquêtes auront lieu dans les jours à venir. Les éléments déployés sur le terrain pour régler ce dossier continueront à fournir des efforts pour surveiller les prix. Ils mettront en œuvre les mesures nécessaires pour assurer la stabilité du marché et protéger les droits des consommateurs, comme mentionné dans le communiqué.
Hamid Si Ahmed