Maduro

Venezuela : Le gouvernement se dit prêt à relancer les pourparlers avec l’opposition

Le gouvernement vénézuélien s’est dit prêt à engager à «tout moment» un nouveau cycle de pourparlers avec l’opposition vénézuélienne sous la médiation norvégienne, ont rapporté mercredi des médias locaux. Dans un discours prononcé mardi, le président Nicolas Maduro a affirmé que le gouvernement est prêt à engager à tout moment un nouveau cycle de négociations avec l’opposition sous la médiation norvégienne, ont ajouté les mêmes sources. «Lorsque la Norvège voudra nous inviter à une nouvelle réunion pour revoir les clauses que nous avons discutées avec eux et avec l’opposition, nous donneront notre consentement peu importe quand, où et comment se tiendra la réunion», a souligné également M. Maduro dans son discours diffusé via son compte Twitter. Selon le président vénézuélien, une délégation officielle norvégienne s’était rendue au Venezuela du 14 au 16 septembre et elle avait rencontré des responsables des deux côtés. «Nous verrons quelles propositions seront faites», a ajouté M. Maduro. «Par souci de paix au Venezuela, je suis prêt à négocier même avec le diable», a-t-il encore précisé. En mai dernier, au moins deux tours de négociations indirectes entre le gouvernement vénézuélien et l’opposition avaient eu lieu à Oslo, organisées avec le soutien de la Norvège. La dernière phase du dialogue qui avait eu lieu à la Barbade le 8 juillet avait été qualifiée par le président Maduro de «fructueuse». En août, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Jorge Arreaza, a annoncé que le gouvernement vénézuélien avait décidé de suspendre les pourparlers avec l’opposition, invoquant «une agression dangereuse et flagrante» de la part du gouvernement américain, après l’annonce d’une autre série de sanctions introduites par Washington contre Caracas. Lundi, le ministre vénézuélien de l’Information et de la Communication, Jorge Rodgriguez, a déclaré que le gouvernement du Venezuela et certains membres de l’opposition avaient convenu de lancer un dialogue national pacifique dans le cadre d’un organe permanent durant lequel les opposants engageraient des discussions avec les dirigeants de l’Etat pour sortir de l’impasse politique actuelle. Le ministre a également fait savoir que les deux parties avaient convenu de convoquer une nouvelle Commission électorale centrale, de libérer les prisonniers politiques et de reprendre les travaux du parti pro-présidentiel au sein de l’Assemblée nationale contrôlée par l’opposition. Notons que le chef de l’opposition, Juan Guaido, qui s’était autoproclamé en décembre 2018 «président par intérim» du Vénézuela, n’a pas pris part à la signature de cet accord entre le gouvernement et les autres formations de l’opposition.