La présidente de l’Observatoire national de la société civile, Ibtissem Hamlaoui, a insisté sur l’importance du rôle des associations culturelles dans la dynamique citoyenne.
Lors de l’ouverture hier de l’université d’été des associations culturelles à Zéralda, Hamlaoui a estimé que cette rencontre constitue « une station stratégique pour le renforcement des capacités des associations culturelles et le développement de projets innovants au service de la société ». Selon elle, le maillage entre acteurs associatifs permettra de consolider des initiatives créatives qui répondent aux attentes des citoyens et contribuent à la vitalité culturelle nationale. De son côté, le ministre de la Culture, Zouhir Ballalou, a indiqué que l’organisation de cette université s’inscrit dans la vision nationale visant à impliquer la société civile dans la conception et la mise en œuvre des politiques publiques, rappelant que les associations demeurent « un partenaire essentiel pour promouvoir l’action culturelle et rayonner aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’international ». Il est à signaler que la cérémonie d’ouverture de cette rencontre s’est déroulée au Village des artistes de Zéralda, en présence de plusieurs personnalités nationales, parmi lesquelles Mohamed Bouchari, président du Conseil national économique, social et environnemental (CNESE), Si El Hachemi Assad, secrétaire général du Haut-commissariat à l’amazighité, ainsi que des représentants de la Présidence, de la Protection civile, de la wilaya d’Alger, de la société civile, du monde artistique et médiatique. Selon le communiqué de l’ONSC, le programme de l’université d’été propose des tables rondes et des ateliers de formation animés par des experts tels que Fatma-Zohra Benbraham, l’animateur et militant associatif Abdelali Mezghiche, le poète Ibrahim Seddiki ou encore le chercheur Ismaïl Ibrir. Les débats portent notamment sur le rôle des associations et des élites culturelles dans la préservation de l’identité nationale, de la mémoire collective et du patrimoine matériel et immatériel. Egalement, les participants ont présenté des propositions pour enrichir le dialogue autour du développement de l’action culturelle associative. Plusieurs ateliers pratiques ont été consacrés à la gestion des projets culturels durables, à la documentation audiovisuelle du patrimoine, à la communication et à la création de contenus culturels, à la gestion administrative et financière des associations, aux mécanismes d’inscription du patrimoine culturel, ainsi qu’au plaidoyer et aux compétences de réseautage.
Selon le même communiqué, cette université d’été ambitionne ainsi de donner un nouvel élan au mouvement culturel national et de renforcer sa contribution dans la construction d’un paysage diversifié, inclusif et ancré dans les valeurs identitaires algériennes.
Sarah O.