Le ministre de l’Héritage israélien, Amichay Eliyahu, a évoqué hier, dans une interview accordée à une radio israélienne, un possible recours à la bombe nucléaire contre la bande de Ghaza, affirmant dans ses propos qu’il n’était pas entièrement satisfait de l’ampleur des représailles israéliennes dans la guerre contre le Hamas. Les milliers de femmes et d’enfants morts dans les bombardements sauvages de l’aviation de l’entité sioniste ne semblent pas avoir assouvi sa nature fasciste et criminelle. Les propos de ce ministre ultranationaliste, qui siège dans le gouvernement conservateur de Netanyahou, dénoncés, pour la forme il faut le reconnaitre par certains responsables israéliens, laissent supposer que cette éventualité a été discutée dans le cadre de la riposte aux attaques de la résistance palestinienne du 7 octobre dernier. En parlant d’éventualité, il n’a fait que révéler qu’aussi bien le cabinet de guerre que le gouvernement restreint de l’entité sioniste ont passé en revue plusieurs schémas de riposte et plusieurs éventualités et parmi celles-ci, une frappe à l’arme nucléaire. Les critiques du chef de l’opposition Yair Lapid ou encore celles de Netanyahou qui s’est empressé de suspendre son ministre du gouvernement sans l’exclure, ne changent rien à la gravité de cette déclaration. Israël qui est en train de payer le prix fort de sa volonté d’envahir la bande de Ghaza semble être à bout de nerf. Les pertes enregistrées dans les rangs de son armée ont révélé leur véritable visage de criminels passibles, selon le droit international, de poursuites pour crimes de guerre et contre l’humanité. Et à voir de plus prés les déclarations de Amichay Eliyah, on se rend compte que la vie de des prisonniers israéliens chez la résistance armée palestinienne importe peu pour les dirigeants de l’entité sioniste. À une question du journaliste qui lui rappelait que détruire toute la bande de Ghaza cela impliquerait aussi un prix à payer par Israël, le ministre laissait entendre qu’il était prêt à accepter que la vie de plus de 240 prisonniers sionistes à Ghaza soit mise en danger. « Dans une guerre, il y a un prix à payer. Pourquoi les vies de ces otages sont-elles plus importantes que celles de nos soldats». Voilà comment les dirigeants de l’entité sioniste envisagent de régler le problème de leurs prisonniers dont plus d’une centaine de soldats, dont nombreux, ont péri sous les bombes larguées par l’aviation israélienne sur Ghaza, A. Blinken continue d’agiter le droit d’Israël à se défendre et d’ignorer les milliers de victimes palestiniens enfants et femmes décédés sous les bombes d’Israêl contre Ghaza. Et le plus affligeant dans cette agression contre la bande de Ghaza est la réaction des dirigeants occidentaux qui, restant sourds aux appels des manifestations qui secouent leurs pays, continuent dans leur soutien aveugle à l’entité sioniste. Antony Blinken continue d’agiter le droit d’Israël de se défendre et d’ignorer les souffrances des enfants de Ghaza. Les États-Unis sont partie prenante dans cette guerre et les pays arabes normalisateurs continuent d’accorder un crédit et de croire encore que les USA peuvent jouer un rôle d’apaisement dans la région ou dans la relance du processus de paix au Moyen Orient. Blinken a multiplié ses visites à Israël depuis el 7 octobre et il continue de rejeter toute possibilité de trêve humanitaire pour faire sortir les blessés ou acheminer des aides aux hôpitaux assiégés de Ghaza. Le parti pris des USA devrait inciter les pays arabes normalisateurs à changer de discours avec l’administration Biden. Il faudrait utiliser les outils de pression pour donner plus de poids à la vague de soutien à la cause palestinienne à travers le monde. La France, la Grande Bretagne, le Canada ou encore les USA sont aujourd’hui l’axe du mal qui s’est allié avec l’entité sioniste au mépris des lois et de la légalité internationale. Et au moment où le collectif des familles des détenus aux mains de Hamas a dénoncé les propos de Amichay Eliyah les qualifiant de, « irresponsables et cruels ; contraires au droit international, à la morale humaine et au bon sens qui interdisent strictement l’utilisation d’armes de destruction massive », Les dirigeants occidentaux continuent de soutenir aveuglément un monstre qu’ils ont créé au lendemain de la fin de la seconde guerre mondiale sur une terre qui ne leur appartient pas et qu’ils continuent de couver et de protéger en faisant fi du droit des Palestiniens de vivre en paix dans leur pays. Les Américains ne semblent pas avoir retenu la leçon de Hiroshima et Nagasaki, c’est pourquoi, ils n’ont pas jugé utile de réagir aux propos du ministre raciste et fasciste de l’entité sioniste qui veut rayer Ghaza et la Palestine de la carte.
Slimane B.