Violence flares at al-Aqsa mosque as Israel marks Jerusalem Day

SYMBOLE DE LA COLONISATION ISRAÉLIENNE DE PEUPLEMENT : Mobilisation générale du peuple palestinien contre la marche des drapeaux des colons

Le nouveau Premier ministre israélien, Naftali Bennet, issu de la droite radicale, est connu pour être un fervent opposant à un État palestinien et prône même l’annexion partielle de la Cisjordanie. Succédant, dimanche dernier, à son prédécesseur, Benjamin Netanyahu, lequel a passé 12 ans à la tête de l’exécutif de l’entité sioniste, une première dans l’histoire d’Israël, Naftali Bennet, ses alliées et supporteurs ont signé certes par leur « projet de coalition de changement » la fin d’un règne mais pas celle de la politique d’un système colonial de peuplement en Palestine.

Pour couronner leur victoire et satisfaire l’opinion israélienne, bousculée par les limites et l’échec de la dernière agression militaire israélienne contre les Palestiniens de Cheikh Jarrah, El-Qods Occupée, et ses bombardements contre Ghaza, le nouveau gouvernement a offert l’autorisation pour la tenue, hier, « de la marche des drapeaux» des colons israéliens, à El Qods, après sa mise en échec, du temps de Netanyahu, mai dernier, par la résistance palestinienne populaire et armée, sur l’ensemble de la Palestine historique. Avertis par des communiqués de l’ensemble des fractions armées de la résistance palestinienne à Ghaza, A des jours avant l’annonce d’autorisation de la marche en question, par les autorités israéliennes, la décision de sa tenue est non seulement une « déclaration de guerre » selon les Palestiniens, avertissant Tel-Aviv de ne pas aller sur « une aventure perdue d’avance », mais de surcroît un coup de grâce sur le cessez- le-feu, déjà fragile, et des pourparlers politiques au Caire, au rythme qu’impose la nouvelle réalité, des 11 jours de guerre contre Ghaza et de la mobilisation populaire des Palestiniens de Cisjordanie et des territoires de la Palestine de 1948. Une nouvelle donne qui n’a pas été sans conséquences sur le plan interne de l’entité sioniste, qui ses politologues et ses experts affirment qu’Israël « est secoué comme jamais auparavant dans son existence ». Hier, bien avant le temps T du début de la marche des colons brandissant le drapeau israélien, nombreux étaient les colons sionistes, sous protection et l’escorte de la police coloniale à avoir orchestré des opérations d’incursions à l’esplanade d’El-Aqsa, via différents voies d’accès, par les rues et ruelles de la ville Sainte, dont du côté de bab-El-Amoud. Celle-ci ayant été, dès les premières heures , hier, matin, barricadée, par la mobilisation d’importants dispositifs de sécurité, policiers et militaires avec la multiplication de check-points, à El-Qods, et aussi en Cisjordanie occupée, pour faire barrage aux Palestiniens, déterminés à réaffirmer l’identité historique de la ville sainte, El-Qods, capitale de la Palestine, la mobilisation des palestiniens des territoires occupés de 48 a été elle aussi, au rendez-vous, pour riposter à la marche des colons. Les Palestiniens d’El-Qods, Cisjordanie et dans les territoires occupés en 48, ont de leur côté averti les responsables israéliens de la tenue de la marche des colons, bien avant la prise de décision de son autorisation.
Les différentes associations, acteurs de la société civile et du mouvement national palestinien ainsi que la jeunesse ont multiplié leurs appels « à participer massivement dans la vieille ville d’El-Qods pour la protéger et barrer la route à la Marche des drapeaux des colons israéliens », appelant également à la mobilisation du peuple palestinien sur l’ensemble de la Palestine historique. Mai dernier, les responsables israéliens se sont heurté à une nouvelle réalité, celle de la mobilisation et de la détermination de toute une jeunesse palestinienne, notamment celle de la Palestine de 48, pour en finir avec un système d’apartheid et de colonisation de peuplement, une jeunesse née après les accords d’Oslo, desquels Israël s’est désengagée sans être inquiétée, par ses alliés et ses soutiens, principalement les États-Unis, le Royaume Uni et la France. Autre réalité à laquelle est confronté , depuis sa dernière agression militaire, mai dernier, contre les Palestiniens de Ghaza et le peuple palestinien en général, la bataille du terrain de l’opinion internationale, que le droit des Palestiniens et sa lutte légitime ont gagné, malgré la grosse machine politico-médiatique pro-israël dominant les médias à travers le monde, qui s’est ébranlé en même pas l’espace de 11 jours de guerre contre Ghaza. L’occupation continue et la marche de la colonisation des terres palestiniennes, jusqu’à promulguer El-Qods capitale d’Israël, demeurant des constances, avec des touches et méthodes différentes, des différents gouvernements israéliens, la communauté internationale, principalement les membres permanents du Conseil de sécurité alliés d’Israël les a conforté, par son parti pris et son immobilisme quant au traitement de l’origine du conflit, la colonisation israélienne par l’extermination et l’expropriation du peuple palestinien, depuis 1948, à ce jour. Pour Ronnie Kasrils, ancien ministre des présidents, le défunt Nelson Mandela et Thabo Mbeki, et membre de la branche armée de l’ANC a dans une tribune écrit, récemment que «la solution à tout problème est de comprendre sa cause fondamentale » affirmant que « la racine toxique du problème est le colonialisme sioniste d’implantation qui a mis la main sur la terre d’un peuple indigène». Poursuivant, il écrit que « les plans de la Grande-Bretagne et de la France après la Première Guerre mondiale ont commencé le processus menant à la Nekba et qui se poursuit encore aujourd’hui » a-t-il écrit. Pour le peuple palestinien, dont sa 3ème et 4ème génération après la Nekba, la cause fondamentale de, l’inexistence de leurs Droits fondamentaux reconnus est parfaitement comprise par leurs souffrances et leurs négation «  sous les absurdités l’égalité à l’intérieur d’Israël (Ndlr : pour les Palestiniens de la Palestine de 48 » et le refus d’Israël d’un État indépendant de la Palestine et sa capitale El-Qods, alors que les enfants d’Umm Al-Fahm ou de Haïfa voudraient jouer avec ceux de Gaza dans les parcs et les espaces d’El-Qods, ou ou bord de la plage de Ghaza, sans qu’ils soient inquiétés par un soldat d’un checkpoint ou un bombardement israélien sur les rivages de Ghaza. Une vie à laquelle ont aspiré des générations de Palestiniens, ceux qui ont existé, souffert et lutté pour que ce jour arrive au peuple palestinien et en Palestine et que les Palestiniens d’aujourd’hui sont déterminés à le voir et pour les plus optimistes même à le vivre pleinement et durablement.
Karima Bennour