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STRATÉGIE NATIONALE DE LA SÉCURITÉ DES SYSTÈMES D’INFORMATION : Un bouclier contre les visées malveillantes

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Dans un contexte mondial qui connait de profondes mutations qui ont décuplé les niveaux de menaces, devenues aujourd’hui planétaires, multiformes, et hybrides, définir une stratégie nationale pour se prémunir des cyber-attaques, des intrusions et des piratages des systèmes d’informations, devient une nécessité vitale et un segment important de la stratégie de défense nationale. 

Dans ce cadre l’Agence de la sécurité des systèmes d’information (ASSI) du ministère de la Défense nationale (MDN) a dévoilé, mardi à Alger, le contenu de la première édition de la Stratégie nationale de sécurité des systèmes d’information pour la période (2025-2029), approuvée par le président de la République, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, Abdelmadjid Tebboune. Le Directeur général de l’Agence, le Général Abdeslam Belghoul, a souligné dans une allocution que cette stratégie a été élaborée « conformément à des principes directeurs relatifs au renforcement de la souveraineté numérique, à l’accompagnement de la transformation numérique engagée par l’Etat, à la préservation des acquis réalisés et à la favorisation de l’inclusivité, ainsi qu’à l’encouragement de la mutualisation des ressources et à la fixation d’objectifs atteignables, à termes mesurables ». Cette stratégie repose sur « la garantie de la cyber-résilience nationale, à travers le renforcement des capacités de prévention, de détection et de réponse aux cyber-incidents, pour soutenir la transformation numérique de notre pays et de préserver la souveraineté numérique nationale ». 

Dans la préface du document rendu public mardi, le président de la République, ministre de la défense nationale a indiqué que l’Algérie a lancé une politique ambitieuse pour la généralisation de l’utilisation de la numérisation, « au niveau de notre administration avec l’objectif de faciliter le quotidien des citoyens et d’accompagner la relance de son économie sur des bases solides et pérennes. Conscient que cette politique va indubitablement être une cible de choix pour les ennemis de notre pays, il est apparu impératif de nous doter de mécanismes adéquats à même de le prémunir de ces visées malveillantes ».  Abdelmadjid Tebboune soulignera que c’est en s’appuyant sur cette vision stratégique que l’Algérie s’est dotée notre, « en vertu du décret présidentiel n°20-05 du 20 janvier 2020, d’un Dispositif national de sécurité des systèmes d’information ayant donné lieu à la création de l’Agence de la sécurité des systèmes d’information ». Le modèle conceptuel arrêté est fondé non seulement sur un esprit de coopération intersectorielle de l’ensemble des entités y concourant où, « la recherche de l’information utile, sûre et efficace doit s’accompagner de son exploitation opérationnelle immédiate, mais repose, également, sur la nécessité de canaliser toute notre énergie pour donner lieu à des approches novatrices en adéquation avec les objectifs recherchés ».

« Asseoir un environnement  favorable à l’ensemble des acteurs nationaux concourant à la cybersécurité »

Ainsi, la Stratégie nationale de la sécurité des systèmes d’information ne constitue nullement une fin en soi et elle n’a de valeur que si elle est évaluée avec acuité pour la maintenir en adéquation avec les évolutions technologiques et les objectifs escomptés. « Brièvement, anticiper les situations, cerner les insuffisances et les faiblesses, en comprendre les raisons, puis réfléchir aux actions possibles pour accroître l’efficacité aussi bien de l’interface organisationnelle que du dispositif opérationnel ; telle est l’approche retenue par notre Pays pour faire face aux moult menaces cybernétiques environnantes », a indiqué le président de la République. L’Agence de la sécurité des systèmes d’information (ASSI) qui a élaboré une stratégie nationale pluriannuelle (2025-2029),  a mis en place un dispositif dont  l’objectif premier est l’élaboration et la mise en place de la stratégie nationale de la sécurité des systèmes d’information, afin d’asseoir un environnement favorable à l’ensemble des acteurs nationaux concourant à la cybersécurité, à travers la réunion de toutes les conditions requises pour contribuer efficacement à la protection et à la préservation de la souveraineté numérique nationale tout en prenant en considération l’évolution des technologies du numérique et de la typologie de la menace cybernétique. Il y a lieu de préciser également que la stratégie nationale repose sur les textes législatifs et réglementaires en vigueur, régissant les différents volets de la cybersécurité ainsi que les domaines connexes, arsenal dont il convient de souligner la nécessaire actualisation et le renforcement permanent. Il faut rappeler qu’avant l’élaboration de cette stratégie et la mise en place de l’agence de surveillance, l’Algérie s’était dotée d’un arsenal juridique qui permet la protection des données personnelles.  Dans une déclaration le Général Abdeslam Belghoul, directeur général de l’agence a indiqué qu’elle vise également à « doter l’Algérie de ressources humaines qualifiées, organisationnelles, réglementaires et fonctionnelles en la matière, de capacités de prévention, de détection et de réponse aux incidents cybernétiques, qu’ils soient d’origine accidentelle ou malveillante ».  La stratégie nationale est de nature à « mettre en place un environnement numérique approprié en matière de cybersécurité et à créer un cadre national pour le développement de ressources humaines qualifiées, parallèlement au renforcement de la coopération internationale dans ce domaine ». Dans le même contexte, il a annoncé la préparation d’un avant-projet de loi encadrant les aspects de la cybersécurité, avant-projet qui permettra « d’introduire un caractère obligatoire pour les institutions afin d’imposer les mesures de cybersécurité nécessaires à la protection des informations sensibles ». Pour sa part, le président du comité scientifique de l’Agence, Si Mohamed Malik, a indiqué que son instance est chargée de suivre les développements en cours et les travaux scientifiques accélérés dans le domaine cybernétique, d’autant plus qu’elle regroupe des experts et des cadres d’entreprises nationales en phase avec les nouvelles donnes du secteur. Il y’a lieu de noter que l’Agence de la sécurité des systèmes d’information qui considère le citoyen comme un maillon essentiel de la stratégie nationale de cybersécurité a procédé à l’envoi de SMS via l’ensemble des réseaux des opérateurs de téléphonie mobile pour informer les citoyens du contenu de cette stratégie.

Slimane B.

Les mots du président Abdelmadjid Tebboune (*)

« Notre pays a lancé une politique ambitieuse pour la généralisation de l’utilisation de la numérisation au niveau de notre administration avec l’objectif de faciliter le quotidien des citoyens et d’accompagner la relance de son économie sur des bases solides et pérennes. Conscient que cette politique va indubitablement être une cible de choix pour les ennemis de notre pays, il est apparu impératif de nous doter de mécanismes adéquats à même de le prémunir de ces visées malveillantes. 

C’est en s’appuyant sur cette vision stratégique que notre Pays s’est doté, en vertu du décret présidentiel n° 20-05 du 20 janvier 2020, d’un Dispositif national de sécurité des systèmes d’information ayant donné lieu à la création de l’Agence de la sécurité des systèmes d’information. 

Le modèle conceptuel arrêté est fondé non seulement sur un esprit de coopération intersectorielle de l’ensemble des entités y concourant où la recherche de l’information utile, sûre et efficace doit s’accompagner de son exploitation opérationnelle immédiate, mais repose, également, sur la nécessité de canaliser toute notre énergie pour donner lieu à des approches novatrices en adéquation avec les objectifs recherchés. 

Ainsi, la Stratégie Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information ne constitue nullement une fin en soi et elle n’a de valeur que si elle est évaluée, autant que faire se peut, pour la maintenir en adéquation avec les évolutions technologiques et les objectifs escomptés. 

Brièvement, anticiper les situations, cerner les insuffisances et les faiblesses, en comprendre les raisons, puis réfléchir aux actions possibles pour accroître l’efficacité aussi bien de l’interface organisationnelle que du dispositif opérationnel ; telle est l’approche retenue par notre pays pour faire face aux moult menaces cybernétiques environnantes. » 

(*) Préface en ouverture du document portant Stratégie nationale de la sécurité des systèmes d’information

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