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SOUTIEN À LA CAUSE PALESTINIENNE ET NORMALISATION / Maroc : l’attitude pleutre du Makhzen et du parti au pouvoir

La population d’El-Qods occupée et Ghaza a administré un véritable camouflet aux pays arabes qui ont normalisé leurs relations avec l’entité sioniste. Aussi bien sous les bombardements de l’aviation israélienne que lors des manifestations de joie qui ont consacré la victoire de la résistance devant la machine de guerre de Tsahal, les Palestiniens, même ceux de 1948 qui ont vu leurs terres spoliées par des colons ramenés des USA et d’Europe par bateaux entiers, la condamnation de l’attitude des pays du camp de la normalisation a été claire et ne souffrait d’aucune ambigüité. En parallèle, les palestiniens ont salué les positions, de soutien sans équivoque, exprimées par des pays comme l’Algérie, le Liban ; la Syrie ou encore l’Irak et la Tunisie. Ces derniers n’ont pas manqué de solliciter aussi bien leur machine diplomatique pour soutenir le combat des palestiniens et pour parvenir à la tenue d’une réunion du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale des Nations unies pour faire cesser l’agression contre Ghaza. Les pays du « clan de la normalisation », qui avaient pourtant de nombreux atouts pour faire pression sur Israël, ont adopté une attitude pleutre qui ne reflète nullement les convictions de leurs peuples acquis à la cause palestinienne. L’Égypte et le Qatar se sont empressés de tenter de faire pression sur la résistance pour cesser le tir de salves d’obus sur Israël et le Maroc, dont le roi préside le comité d’El-qods, s’est contenté de déclaration de forme sans impact sur l’attitude guerrière de Netanyahu. Au moment où Ghaza subissait un « Carpet bombing », des investisseurs marocains négociaient des contrats juteux avec des industriels israéliens pour développer l’usage de l’énergie solaire. Au moment où Israël tentait d’assassiner des dirigeants de la résistance, des tours operators israéliens posaient pour la photo en face de « Bine Lajraf » au niveau des frontières algéro-marocaines.
Et le clou est l’attitude hypocrite, des dirigeants du parti islamiste, majoritaire dans le parlement marocain, Justice et développement (PJD), qui se sont fendu de déclarations froides et sans impact sur l’intransigeance des israéliens. Mohamed Hamdaou, président de la commission de soutien à la Palestine, et son alter-égo Saad El-Othmani le chef du gouvernement qui pouvaient adopter des positions franches, conformes à celles de leurs militants, n’ont pas voulu fâcher le palais et leur nouvel allié Israël qui ne reculera pas devant les atteintes des droits des palestiniens sans une réaction ferme de la communauté internationale.
L’Algérie, par la voix de son ministre des Affaires étrangères a été claire en affirmant, devant l’Assemblée générale des Nations unies que la cause palestinienne ne saurait trouver d’issue sans la solution des deux États et sans la reconnaissance des droits inaliénables du peuple palestinien. Le Maroc, l’Égypte, le Qatar et l’Arabie saoudite, ont tout tenté pour faire cesser la riposte de la résistance. El Sissi, a gardé fermé le passage de Rafah, au moment où le Maroc, tentait de faire pression sur la résistance en réprimant les marches de soutien et les rassemblements que tentait d’organiser le peuple marocain qui voyait son pays, par la grâce d’un accord de normalisation basculer dans le camp des traitres à la cause  palestinienne et des chantres d’une solution qui dénie tous droits aux palestiniens consacrerait El-qods capitale d’israêl.
Slimane B.