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Soudan du Sud : Au moins 169 morts dans un massacre dans le nord du pays 

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Au moins 169 personnes ont été tuées le 1er mars dans la région de Ruweng, au nord du Soudan du Sud, lors d’une attaque menée par des jeunes armés de l’ethnie Nuer, venus de l’État voisin d’Unité. 

Ce massacre, motivé par des représailles, s’inscrit dans une escalade des violences intercommunautaires. Au moins 169 personnes ont été tuées le 1er mars dans le nord du Soudan du Sud, lors d’une attaque menée par des jeunes armés Nuer venus de l’État d’Unité. Le bilan macabre et massif, révélé par les autorités locales, souligne la fragilité persistante du Soudan du Sud, indépendant depuis 2011 mais ravagé par les conflits ethniques. Les corps des victimes — dont de nombreux civils, femmes, enfants et personnes âgées — ont été inhumés dans une fosse commune, avec la crainte que le nombre de morts n’augmente encore dans un contexte de risque de guerre civile généralisée. L’attaque a débuté vers 4 h 30 du matin dans le comté d’Abiemnom, près de la frontière avec le Soudan, et a duré plus de trois heures. Selon Elizabeth Achol, ministre de la Santé de la région de Ruweng, « 169 corps ont été inhumés dans une fosse commune », un acte qui l’a « profondément touchée ». James Monyluak, ministre de l’Information, a confirmé ce chiffre, précisant que la situation sécuritaire s’était stabilisée mais que d’autres corps pourraient être découverts. Une source diplomatique anonyme pointe du doigt des jeunes Nuer en quête de vengeance après le meurtre de certains des leurs sur un marché local. Cependant, Nyakenya Yohannes, ministre de l’Information de l’État d’Unité, dément toute implication de son territoire, qualifiant l’attaque de « profondément regrettable».

Escalade des violences et appels à la paix

 Ces événements s’ajoutent à une flambée récente de violences. Dans l’État du Jonglei, centre-est du pays, les combats entre les forces loyales au président Salva Kiir et celles de son rival Riek Machar ont déplacé au moins 280 000 personnes, selon l’ONU. L’organisation Médecins Sans Frontières (MSF) a perdu le contact avec 26 de ses employés dans cette zone, amplifiant les craintes humanitaires. La Mission des Nations unies au Soudan du Sud (Minuss) a renforcé sa présence, accueillant un millier de civils dans ses bases et prodiguant des soins d’urgence.

R. I.  

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