Rentrée scolaire

SITUATION DE L’ÉDUCATION DANS LE MONDE : « Alarmante », juge l’ONU

À l’occasion de la Journée internationale de l’éducation, l’Organisation des Nations unies a tiré la sonnette d’alarme, vendredi, sur la situation de l’Éducation à travers le monde, qualifiée d’alarmante en raison de la crise du nombre d’enfants, de jeunes et d’adultes non scolarisés, et scolarisés mais pas en apprentissage. Selon la vice-secrétaire générale de l’ONU, Amina Mohamed, quelque 258 millions d’enfants et de jeunes âgés de 6 à 17 ans ne sont toujours pas scolarisés, ajoutant qu’au niveau secondaire supérieur, les taux d’achèvement des études ne sont que de 49%. Environ 770 millions d’adultes sont analphabètes, la plupart sont des femmes, a-t-elle déploré. Au-delà de ces chiffres, il y a aussi une crise qualitative, en ce sens que plus de la moitié des enfants et des adolescents ne satisfont pas aux normes minimales de compétence en lecture et en mathématiques, a fait observer le numéro deux de l’ONU. Au rythme actuel, d’ici 2030, 420 millions des 1,4 milliard d’enfants en âge de scolarité dans les pays à revenu faible ou intermédiaire n’apprendront pas les compétences les plus élémentaires pendant l’enfance, alors que 825 millions n’acquerront pas de compétences de base au niveau secondaire, a souligné la même source. De son côté, le président de l’Assemblée générale de l’ONU, Tijjani Mohamed-Bande, a relevé que si des progrès ont été réalisés à travers le monde en matière de scolarisation et d’alphabétisation, il est inacceptable que, 20 ans après le début du XXIe siècle, environ 258 millions d’enfants et de jeunes ne fréquentent pas l’école. « 617 millions d’enfants et d’adolescents ne savent pas lire et faire des mathématiques de base et des millions de réfugiés et de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, et des personnes handicapées ne sont pas scolarisés », a-t-il déploré. Selon lui, il s’agit d’un fléau qui ruine les progrès que nous avons accomplis, et les gouvernements du monde entier devraient accorder plus d’attention et créer les partenariats nécessaires pour garantir l’accès à un enseignement primaire et secondaire gratuit et de qualité, ainsi qu’à un enseignement professionnel et technique abordable et inclusif.
Ania N.ch.